16 décembre 2008
La série noire continue pour les banques françaises . A près avoir payé les pots cassés de la crise financière, elles pourraient encore perdre des centaines de millions d ' euros du fait du scandale Madoff.
L'escroquerie Madoff, du nom du courtier américain Bernard Madoff , éclabousse toutes les grandes banques mondiales . Cette fois, l'escroquerie porte sur 50 milliards de dollars , soit dix fois plus que les pertes de la Société générale dans l'affaire Kerviel. Une nouvelle déroute qui tombe au plus mal pour les banques françaises qui se relevaient à peine d ' un quatrième trimestre difficile.
La faillite de Lehman Brothers à la mi-septembre s ' était déjà soldée par une perte de près de 2 milliards d ' euros pour celles qui avaient des engagements auprès de la banque américaine. Et la crise financière leur a coûté au total quelque 20 milliards.
En outre, l ' extrême instabilité des marchés a conduit certaines d ' entre elles, Caisse d ' Epargne et sa filiale Natixis, à perdre à nouveau gros en octobre (1,2 milliard).
La Caisse d'Epargne visée
Cette dernière, qui cumule les revers depuis sa création il y a deux ans, pourrait perdre jusqu ' à 450 millions d ' euros dans l ' affaire Madoff, ce qui en fait pour l ' heure la banque française potentiellement la plus affectée.
Vient ensuite BNP Paribas (350 millions d ' euros). Société Générale, qui a déjà perdu en début d ' année 4,9 milliards, s ' en sort cette fois à bon compte ( « moins de 10 millions d ' euros » ), de même que Crédit Agricole.
« Un inventaire »
« Nous sommes en train de procéder à l ' évaluation de l'exposition des banques françaises », a indiqué hier soir Christine Lagarde, ministre de l'Economie. « Il y a un travail technique nécessaire pour faire l ' inventaire. Je ne veux donc pas m ' avancer sur telle ou telle banque », a-t-elle précisé .
En attendant d'éventuelles pertes, comment a-t-on pu en arriver là ? Ce qui semble certain, c'est que Bernard Madoff avait bien exploité les défaillances de l'autorité américaine de régulation des marchés financiers.
Climat de confiance
Il a su créer un climat de confiance en manipulant les investisseurs les plus prestigieux, comme HSBC, dont on peut supposer qu'ils avaient effectué tous les contrôles préalables. Et l'effet boule de neige fut tel que tout le monde a sauté sur le bateau par peur de le rater.
16 mai 2012 à 10h12
16 mai 2012

16 mai 2012

16 mai 2012