9 août 2008
A Lamballe (Côtes-d'Armor), la société Adexium assure l'accueil téléphonique de 400 entreprises et professions libérales.
Vous pensez dialoguer avec la secrétaire du médecin ou du chirurgien pour fixer la date d'une consultation ? Pas du tout, vous êtes en contact avec une opératrice à la voix douce et prévenante d'Adexium, un centre d'accueil téléphonique basé à Lamballe. Le patient peut résider à quelques dizaines, voire à plusieurs centaines de kilomètres.
La société compte dans son fichier 400 clients, implantés dans toute la France : des professions libérales, des grands groupes, des PME et aussi des artisans. « Les chefs d'entreprise comme les professions libérales veulent améliorer leur disponibilité téléphonique », explique Paul Janssen, le directeur d'Adexium. « En moyenne, un appel sur quatre est perdu, et un appel manqué, c'est souvent un client qui s'envole ».
1.500 appels par jour
Pascal Janssen, 54 ans, un ancien cadre supérieur d'une multinationale, a repris Adexium en 2004. En quatre ans, il a doublé le chiffre d'affaires (400.000 euros), l'effectif est passé de six à 17 salariés.
L'entreprise lamballaise, qui facture 1,80 l'appel à ses clients, assure une permanence non-stop de 8 h à 19 h 30 du lundi au samedi, à raison de 1.500 appels par jour en moyenne. « Nous pouvons mettre en place un système 24 heures sur 24 s'il le faut », affirme le directeur d'Adexium.
Les clients sont répartis sur l'ensemble du territoire national de la Bretagne à Strasbourg, en passant par Paris, Lille, Lyon, la Côte d'Azur : compagnie d'assurances, société de transport, groupe agroalimentaire, compagnie d'électricité...
Objectif : une croissance
de 50 % en deux ans
Dans la salle d'accueil téléphonique, une opératrice prend une commande pour le compte d'une entreprise agroalimentaire et poursuit la prestation jusqu'au paiement par carte bancaire. Plus loin, un particulier demande un rendez-vous avec un anesthésiste dans un hôpital, la secrétaire lui propose la liste des quatre praticiens du centre. Les échanges se font en français ou en anglais. « Nous allons jusqu'à l'accompagnement marketing et commercial, la gestion de crise et la domiciliation commerciale des entreprises », indique Pascal Janssen.
L'objectif : faire progresser l'activité de 50 % dans les deux ans à venir et de créer quelques nouveaux emplois. « Nous savons aussi répondre à des demandes de devis », indique le patron d'Adexium, qui souhaite développer sa clientèle d'artisans.

23 mai 2012

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