27 mars 2008
Au premier jour de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy, le Royaume-Uni était hier sous le charme de son épouse Carla. Le président français, lui, a dit son admiration pour le dynamisme britannique.
Une humilité nouvelle
Dans la salle du palais de Westminster où de Gaulle fit un discours en 1961, les Lords et les députés de la Chambre des Communes sont sagement assis entre deux immenses peintures de Waterloo et de Trafalgar.
Quelques expatriés ont également été invités à écouter le discours du président français. Parmi eux, Olivier Cadic, originaire de Lorient, ayant installé en 1997 à Ashford, premier arrêt de l'Eurostar après la Manche, une société d'électronique. Depuis, son association, « La France libre d'entreprendre », a accueilli un millier d'entrepreneurs français sur le territoire britannique dont la capitale est aujourd'hui la septième ville française, comme l'a rappelé Nicolas Sarkozy.
Le chef de l'Etat a longuement rendu hommage dans son discours au dynamisme britannique et aux leçons qu'il fallait en retirer. « L'enjeu pour la France (...) c'est de tirer le meilleur parti de ce qu'elle est en s'inspirant des leçons d'une expérience réussie... La France conduira ses réformes avec d'autant plus de détermination et à un rythme d'autant plus soutenu que, les ayant trop longtemps reportées, elle ne peut plus attendre », a lancé Nicolas Sarkozy. Une humilité nouvelle dans le discours français qu'on avait connu plus arrogant par sa propension systématique à faire la leçon aux autres. Cette inflexion déjà perceptible lors de précédents voyages officiels comme au Maroc s'accompagne d'une volonté de créer une « nouvelle fraternité franco-britannique » pour le XXI e siècle.
1.000 soldats français
en plus en Afghanistan
Retrouvant le ton des propos tenus en novembre dernier à la Maison Blanche, le chef de l'État français insistait également sur la solidarité dans la lutte contre le terrorisme, notamment en Afghanistan où Paris devrait déployer un millier d'hommes supplémentaires. Et par la même occasion, il appelle à un dialogue entre le dalaï lama et le gouvernement de Pékin. L'axe Paris-Londres-Washington semble en marche. Nicolas Sarkozy, peu doué pour les langues, a même pris des cours de perfectionnement en anglais.
