14 mai 2009
Jean-Claude Vial, photographe, vient d'écrire «Joli-Vent, le dernier des sinagots», un ouvrage sur l'aventure et la restauration du bateau, qui sera lancé lundi midi, àSaint-Goustan.
Comme est née l'idée de ce livre?
À travers ma rencontre avec la mer et les Bretons, j'ai croisé la route du «Joli-Vent». Je me suis trouvé des points communs avec ce bateau. Tout comme lui, je suis déraciné, nous sommes nés la même année en 1955 et sa mise à l'eau après restauration a eu lieu le 29avril, jour de mon anniversaire. Dès lors je me suis identifié à lui et j'ai désiré en apprendre plus.
Comment avez-vous retracé l'histoire du «Joli-Vent»?
J'ai contacté tous les propriétaires de ce merveilleux bateau. Ilsm'ont fourni de très nombreux documents, anecdotes et photographies. J'ai alors pu me mettre à écrire les 80 pages qui racontent touteson histoire comme une aventure.
Au cours de ce collectage, y a-t-il eu des surprises?
J'ai découvert qu'il avait été construit en 1955 et non en 1958. Qu'il est né d'une rencontre improbable entre un jeune Parisien, Alain Peyratout, épris d'aventure maritime, et un maître charpentier illettré. Armand Thomas, bien connu sur le port de Vannes, a construit ce bateau avec une scie à ruban, une herminette et une hache, en six mois, pour le prix d'une 2CV de l'époque.
Comment ce bateau a-t-il été entretenu au cours de toutes ces années?
Tous les propriétaires du «Joli-Vent» l'ont profondément respecté. Il a toujours été parfaitement entretenu. Il faut dire que la coque de départ était particulièrement saine et que la peinture utilisée par le chantier de Vannes a su le protéger. Et puis, il est intéressant de s'apercevoir qu'il est à l'origine de nombreuses vocations maritimes: tous ses compagnons de route sont devenus des marins chevronnés.
Qu'évoque pour vous cette histoire?
C'est un conte pour adulte accessible aux enfants et aux adolescents. Il est susceptible de générer des vocations en levant le voile sur l'histoire extraordinaire d'un voilier hybride entre vieux gréement, sinagos, goélette, ketch, sloop. Il a navigué sur plusieurs océans, a été le témoin de prouesses techniques et restera le reflet d'une belle histoire humaine.
«Joli-Vent, le dernier des sinagots», de Jean-Claude Vial, est publié à compte d'auteur. Il sera présenté dans les ports qui participent à la Semaine du golfe. Tarif : 22 €.
