24 mai 2009 - 1 réactions
Temps fort de la Semaine du golfe, la grande parade a défilé hier dans la «petite mer». Comme par miracle, la pluie s'est arrêtée de tomber juste avant le départ. Les spectateurs sont venus en nombre pour admirer les voiles, anciennes et modernes.
«On ne va pas se laisser abattre... Et puis, comme on dit, la pluie ne mouille que les cons, donc on ne risque rien!» Michel Morice, à bord de son sinagot «Ma préférée», ne semblait pas inquiet hier midi, peu avant le début de la grande parade. Et son équipage d'entonner quelques chants de marins pour défier les éléments. Ils devaient chanter juste car les gouttes ont cessé de jouer les trouble-fête. Certes, ce n'était pas le grand soleil de la veille, mais cela a permis au public de mieux profiter du spectacle. À Locmariaquer, à Port-Blanc, sur l'Île-aux-Moines ou encore à Vannes, où le port vient d'être réaménagé, les quais et les plages ont été pris d'assaut. Il y a bien sûr des locaux: «Ici, c'est un pays de marins, on est presque nés dans des bateaux, plaisante Michel Danioux, danseur en costume breton regardant le spectacle à Port-Navalo. C'est vraiment impressionnant!» Jean Mathias aussi a le pied marin, mais il vient de plus loin, Châteaulin(29) : «C'est tellement beau que ça me donne envie de revendre mon bateau à moteur pour prendre un voilier, de préférence une coque ancienne! Dans deux ans, j'espère revenir et y participer. Seule chose que je déplore: c'est de voir autant de bateaux modernes mélangés aux anciens.»
Flottilles élargies
Les organisateurs aussi sont satisfaits. S'il est encore trop tôt pour avoir un décompte précis du nombre d'embarcations, l'impression visuelle est bonne: «Le millier de bateaux attendus étaient probablement sur l'eau, se réjouit Anne Burlat. Les flottilles étaient toutes plus développées qu'il y a deux ans.» Innovation cette année: les sept flottilles étaient réparties en quatre groupes qui se sont succédé dans la continuité. Les plus beaux bateaux, tels que le Kaskelot, le Phoenix ou la Recouvrance, étaient disséminés tout au long du défilé. «Le schéma d'origine a été légèrement modifié pour s'adapter aux prévisions météorologiques, mais tout le monde est rentré à bon port», souligne Jakez Kerhoas. Prévus à la fin, les petits bateaux ont finalement ouvert la voie et c'est la plaisance classique qui clôturait en beauté le défilé. Si les conditions de navigation étaient loin d'être idéales avec un vent de face de 4 Beaufort, cette cinquième édition restera pour beaucoup inoubliable: «Il fallait jongler entre les bateaux, avec les courants et avec le vent, confirme David Le Roux, un Vannetais de 31 ans qui a vécu sa première grande parade sur l'eau. Mais je garderai en tête les belles images de toutes ces voiles de différentes couleurs en mouvement!»
«Ici, c'est un pays de marins, on est presque nés dans des bateaux. C'est vraiment impressionnant!»
Quimper ville. Parade nautique. Dimanche, au Cap-Horn