23 septembre 2009
Les effectifs au pôle Pierre-Jakez-Hélias s'annoncent stables dans les principales filières: droit, histoire, histoire de l'art, LEA, LCE. Près de mille étudiants sont attendus sur le campus quimpérois.
Inscriptions.
Les inscriptions seront closes à la fin du mois. Elles pourront encore être prises en octobre, sur dérogation. «Les inscriptions, note la directrice du pôle universitaire, Delphine Acolat, ont aussi été plus tardives cette année, du fait du nouveau système informatique. Le site prenait, cette année, les inscriptionspour l'ensemble des formations post-bac alors que les universités avaient jusque-là leur propre système. Au mois de juillet, le portail national était saturé».
Rentrée. Contrairement à d'autres universités qui ont pu souffrir des mouvements de protestation étudiants l'an passé, le pôle quimpérois a pu faire sa rentrée très tôt. Il n'y avait pas de session d'examens de rattrapage à organiser. «En lettres, nous avons commencé huit jours plus tôt car nous avons pu organiser une semaine d'examens avant Noël», indique Delphine Acolat.
Nouvelles filières. Plus que de créations, il s'agit en fait de déplacements de filières. Quimper hérite ainsi de la licence pro Hébergement et environnement touristique enseignée l'an dernier à Brest et du DU Concept et développement de produits touristiques de l'IUT de Quimper. Ce regroupement permet de créer, à Quimper, une formation patrimoine et tourisme qui regroupe environ 200 étudiants et stagiaires de la formation continue.
Intégration des IUFM. «Le système de mastérisation des métiers de l'enseignement n'est pas encore défini, expose la directrice. L'intégration des cours de l'IUFM se fera à la rentrée 2010. Se mettra alors en place une nouvelle formule de recrutement des professeurs des écoles et enseignants du second degré. Le projet sera élaboré dans les mois à venir».
Plan «Réussir en licence». Le plan entame sa deuxième année et sera amplifié. Les étudiants de 1re année auront quatre rendez-vous annuels (contre trois l'an passé), avec un enseignant référent. But: obtenir un meilleur suivi des étudiants. Ceux de 2e année seront incités à rencontrer un ou deux enseignants relais. Les étudiants de 1re année devront aussi réaliser un portfolio. Le dossier devra contenir leur CV, leur projet professionnel... Les littéraires auront douze heures de cours magistraux pour bien connaître leur environnement universitaire. Une conférence (obligatoire pour les 1re et 2e années) sur les métiers, avec des témoignages de professionnels, aura lieu durant l'année. Autre nouveauté, tous devront participer à deux ateliers de deux heures animés par des professionnels, des étudiants de master ou de doctorat. Ils apprendront, par exemple, à se servir des ressources documentaires, à rédiger une lettre de motivation, chercher un stage, s'informer sur l'organisation d'un séjour Erasmus... Inauguré l'an dernier, le plan de formation informatique sera plus cadré, avec des cours de bureautique.
Avenir du centre universitaire. «Un pôle de spécialisation, avec l'histoire de l'art, l'IUP patrimoine, est en train de se former à Quimper. Le pôle manifeste son dynamisme à travers les expositions qu'il organise, les cycles de conférences, le centre de vie étudiant qui sera bientôt ouvert et regroupe tous les services à l'étudiant. C'est, assure Delphine Acolat, un signe de confiance dans l'avenir».
Olivier Boisseau est le vice-président chargé de l'enseignement supérieur à Quimper-Commu-nauté. Il décrit sa marge d'action et donne sa vision de l'avenir du pôle universitaire.
De quelle marge de manoeuvre disposez-vous pour soutenir les sites universitaires quimpérois?
J'essaie d'être présent autant que mon emploi du temps me le permet aux conseils de gestion du pôle, de l'IUT et de l'IUFM, afin de bien mesurer les interrogations et besoins des enseignants, des équipes de direction et des étudiants. Les uns et les autres ont toujours des idées pour ajuster une formation, pour en créer une autre, Quimper-Communauté doit contribuer à leur donner les moyens de coller aux besoins en formation du bassin d'emploi quimpérois.
Quels moyens?
Quimper-Communauté va signer, vendredi, une nouvelle convention de partenariat pour trois ans (2009-2011) avec l'UBO. En plus des 190.000 € desubvention annuelle de fonctionnement, nous ajoutons uneenveloppe de 40.000 € par an destinée précisément à aideraux financements de nouvelles formations, à porter des projets spécifiques. Nous prévoyons une petite marge budgétaire en plus pour accompagner les initiatives des associations étudiantes.
Comment déterminez-vous le montant de l'aide?
À la création du pôle décentralisé quimpérois, cette subvention, de l'ordre de 193.000 €, servait à compenser le surcoût qu'engendraient pour l'UBO les déplacements de ses professeurs brestois vers Quimper. On a abandonné ce schéma dans la nouvelle convention, car les profs transitent aujourd'hui dans les deux sens. Les 190.000 € sont attribués désormais pour soutenir les équipes dans l'optique de toujours mieux faire pour faire vivre les formations.
Ces formations universitaires vous semblent-elles en adéquation avec les besoins économiques du territoire?
Globalement oui, dans une complémentarité avec d'autres formations professionnelles. Sur ce thème de l'adéquation des formations il faut être réactif, maisilfaut bien se dire que l'onnepourra pas créer une formation pour chaque niche économique locale s'il n'y a pas d'effectifsuffisant. Soyons réalistes!
Êtes-vous confiant pour l'avenir de l'antenne universitaire?
En tout cas, nous sommes vigilants et continuons, avecd'autres, à y investir. Dans le cadre du contrat de projets État-Région 2007-2013, nousvenons de contribuer à financer le pôle de vie à Créac'h-Gwen, nous injectons 465.930€, sur un budget total de 3,1M€, dans la rénovation de 152 chambres universitaires en 2010-2011.
On y trouve aussi un projet amendé d'implantation de l'IUFM à Créac'h-Gwen. Où en est-on?
Je suis certain que le président de Quimper-Communauté, Bernard Poignant, ne manquera pas, vendredi, de réinterroger le président de l'UBO sur le sujet.Pour l'heure, nous n'avons aucune certitude sur le maintiende la formation des maîtres à Quimper. Mais il faut dire qu'ildemeure un flou législatif autour de la réforme de la formation des maîtres. Bref, nous avons les réserves foncières, une seconde étude sur le projet immobilier, mais sans assurance nous ne prendrons pas de décision.
Loudéac. Écoles catholiques. Formation sur l'aide personnalisée