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Rames Guyane. Une arrivée à l'arraché

19 avril 2009 à 16h03 - 1 réactions

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A quelques heures de l'arrivée à Cayenne en Guyane des deux concurrents en tête de la transatlantique à la rame en solitaire "Bouvet-Rames-Guyane", Patrick Hoyau et Mathieu Bonnier, le suspense reste entier, les vents et les courants devant décider du vainqueur.

Hoyau, 47 ans, technicien résidant en Guyane, est en tête de course depuis le 26 mars dernier, devant ses 17 challengers. Dimanche matin, il était à quelque cent kilomètres de la ligne d'arrivée. 

Bonnier, 51 ans, vétérinaire à St-Martin d'Uriage dans l'Isère et parfait néophyte de la mer, lui colle aux basques depuis 3 semaines et se trouvait à 150 km de la ligne d'arrivée. 

Les deux hommes sont l'un et l'autre au sud de la latitude de Cayenne, entraînés par un puissant courant sud-nord de 4 noeuds (8km/h). 

Selon Michel Horeau, le directeur de course, Hoyau, en dépit de sa légère avance, mais compte tenu de sa position, risque d'être poussé trop au nord, à la fois par le courant et un fort vent de sud, et de louper la ligne d'arrivée (orientée sud-est/nord-ouest) qu'il doit couper en tête pour être proclamé vainqueur. 

Bonnier mieux placé ce matin
Bonnier, plus proche en revanche du littoral, tout en étant plus éloigné de Cayenne, semblait mieux placé ce matin pour franchir la ligne. 

Mais rien n'est joué et le suspense devrait prendre fin vers 20H00 locale (01H00 lundi en France).
Si l'un des deux parvient à couper la ligne, il sera le vainqueur de la deuxième édition de cette transat à la rame en solitaire et sans assistance, partie le 8 mars dernier de St Louis du Sénégal. 

En revanche, si les deux hommes manquent la ligne d'arrivée et montent contre leur gré en direction du Venezuela (ce qui ne peut être exclu), ils seront éliminés. 

La course se jouera alors entre leurs poursuivants dont le plus proche, Charles Bergère, 27 ans, éleveur en Guyane et benjamin de l'épreuve, se trouvait plus au nord dimanche à quelque 250 km de l'arrivée.

  • AFP

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1 réaction

  • guir...
    Botte de paille
    Comme disait Tabarly, même un botte de paille traverserait l'Atlantique !

    C'est marrant tous ces rameurs qui rame toujours dans le sens du courant et du vent ! Dans les années soixante, Alain Bombard avait aussi traversé l'Atlantique en dérivant sur un zodiac, il n'avait pourtant pas ramé, par contre il l'avait fait sans balise, sans gps, sans moyen de communication et surtout sans nourriture.
    Il avait réalisé un bel exploit.

    La traversée de nos "rameurs" d'aujourd'hui ne vaut pas grand chose par rapport à Bombard.
    Ajouté le 19 avril 2009 à 19h20
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