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Rames Guyane. Carnet de bord (31/03). Des mousquetaires pas si solitaires.

31 mars 2009 à 18h47

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Lentement, mais sûrement, les maintenant 19 concurrents de Rames Guyane approchent de la mi-parcours. Comment vivent-ils leur solitude ? Sont-ils si seuls d'ailleurs, au milieu de l'Altantique ? Petit tour à bord de « Ram Atao » avec Gilles Ponthieux.

Ce week-end, le rameur de Plougrescant a jeté à la mer les bouteilles que lui avaient confiées des collégiens des Côtes d'Armor. Même sans ces messages, le skipper de Ram Atao n'est pas tout à fait seul. En arrière des leaders de la course, il pointe à la 6è place. Au coude à coude depuis plusieurs jours avec trois autres concurrents. Un groupe si homogène qu'aucun d'entre eux ne parvient à prendre le large. 

Les quatre mousquetaires

Aux côtés du Breton, Jean-Luc Torre, Patrick Deixonne et Remy Alnet, respectivement placés de la 7è à la 9è position, s'installent. Ils sont désormais surnommés les quatre mousquetaires. « On est une belle petite équipe, on s'appelle à la VHF, ça nous pousse à nous dépasser. Ce matin, je me suis levé plus tôt pour prendre les avirons et je crois que ce sont bien les copains qui me motivent » affirme Gilles Ponthieux. Pour Rémy Alnet, qui fête son anniversaire, il s'agit tout autant du plaisir de naviguer ensemble que de vouloir à tout prix « gratter » une place.

Entre requin et thoniers

Mais Gilles Ponthieux n'est vraiment pas seul. Hier en milieu de journée,  dans une mer un peu hachée, il s'est fait une petite angoisse avec la visite d'un gros requin de 2,50 m qui est resté un moment tourner autour du bateau avant de poursuivre sa route. Un peu plus tard, son alarme s'est déclenchée. « J'ai vu foncer sur moi un énorme bateau de pêche, un thonier océanique ». Méfiant, le Costarmoricain a allumé ses feux pour être sûr d'être vu. En fait, c'était une visite de courtoisie. « T'as besoin de quelque chose ? » lui a-t-on demandé sur la VHF. « Non, non, mais je suis content de vous voir et de discuter en français », a répondu le rameur en expliquant le pourquoi de sa présence.
Puis dans le ciel, de gros nuages ont donné quelques gouttes... mais pas assez pour prendre une bonne douche. La pluie attend peut-être que le marin ait un peu plus d'intimité !

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