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Rames Guyane. Carnet de bord (26/03). A manger, jusqu'au bout ?

26 mars 2009 à 18h35

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Depuis le départ de Saint-Louis du Sénégal, les concurrents de la Bouvet Rames Guyane se battent pour faire de l'ouest. A un tiers du parcours, les jours qui viennent vont être décisifs. Si les 20 rameurs ne parviennent pas à récupérer des vents et des courants favorables, ils seront nombreux à se trouver trop Sud. En tout cas, ils sont très en retard sur l'édition 2006. Auront-ils assez de vivres ?

Depuis une semaine, le rythme s'accélère et les distances parcourues augmentent sensiblement. Avec ses 61 milles au compteur, Patrick Hoyau détenait, hier, le record de la plus belle journée de navigation. Une belle journée sur une route plein ouest. Ce qui confirme une tendance tant attendue : le cap de la plupart des rameurs se serait sensiblement amélioré. 

Jusqu'à présent, les concurrents de la Bouvet n'ont pas rencontré de conditions favorables pour faire de
l'ouest puisque, dès le départ de Saint-Louis du Sénégal, les vents de nord, nord-ouest les avaient cueillis à froid. Sur leur canot, il est bien difficile, voire impossible, de lutter contre le vent et la houle croisée. Si bien que l'inquiétude pointe. Certains rameurs avouaient leur désappointement. « Il y a un différentiel important avec la première édition et je commence à me poser des questions, à me demander si nous ne mettrons pas vraiment beaucoup plus longtemps. Nous pourrions alors manquer de vivres ». Le vannetais Pierre Katz était un peu dubitatif ce matin lors de la vacation. Et il est certain, qu'au terme de 18 jours de mer, les rameurs de cette édition accusent un retard d'une petite semaine sur le timing de la première promo. 

Pour Dominique Conin, routeur de Patrick Hoyau et Eric Lainé, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. « Ils sont en train de redresser la barre, les vagues vont devenir de plus en plus favorables et désormais la tendance Est devrait se confirmer ». Selon lui, même Patricia Lemoine et Henri-Georges Hidair, qui se trouvent particulièrement sud et maintenaient un cap au 206°, pourraient avoir de bonnes chances de se sortir de ces courants et vents contraires. « Ils vont devoir faire encore un petit effort pour faire un minimum d'ouest »... Tout le monde aurait donc déjà manger son pain noir. Mais ça, ils ne s'en plaindront pas.

Suivez le parcours des rameurs

  • Catherine Lozac'h

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