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Rames Guyane. Carnet de bord (20/04) Deux arrivées et des impatiences...

20 avril 2009 à 20h43

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C'est bouclé pour deux ! Deux belles pointures : 42 et 43... jours de mer. Patrick Hoyau, vainqueur de la 2è Rames Guyane, a attendu Mathieu Bonnier, son poursuivant depuis 38 jours, pour toucher le sol de Guyane cette après-midi. La terre : une perspective à laquelle se raccrochent les trois Bretons aujourd'hui à la vacation.

Toujours calé en 8è position, Gilles Ponthieux de Plougrescant est passé sous la barre des 300 milles. « Ça sent l'écurie, donc c'est bon signe ! Je suis très content pour Patrick » commentait ce matin le Costarmoricain. « Il a fait une belle course, c'est un beau champion. Ça me booste aussi. Je privilégie la vitesse, je fais de l'ouest, de l'ouest. Mais j'ai appris qu'il y avait un très fort courant à l'arrivée. C'est une grosse surprise. Comment on va négocier ? Je ne sais pas. » Lassitude ou impatience ? Le skipper de « Ram atao » se risque pour une fois à un pronostic : « J'aimerais bien arriver jeudi ou vendredi. C'est un beau défi, mais il faut que ça se termine à un moment. » 

C'est fini pour Vennat

Remonté à la 12è, mais toujours très sud, Bertrand de Gaullier tente de tenir encore et encore, alors que l'arrivée est maintenant à quelque 500 milles. « Ce qui m'em... depuis le départ, c'est ce bras qui ne veut plus se remettre à fonctionner. Il y a des soirs où je ne peux plus bouger les doigts. Je n'ai rien de cassé, mais les médicaments ne fonctionnent pas. Tant que j'arrive à tenir... » Tant qu'il arrive à tenir, le Lorientais continuera sa course. Une course terminée en revanche pour le Toulonais Jean-Pierre Vennat, 5è abandon. Il s'est laissé embarquer vraiment trop sud. Un des bateaux accompagnateurs fait route sur lui pour le remorquer. 

"Un peu long parfois"

Hors course, Patricia Lemoine de Sarzeau (56) fait toujours route vers la Guyane tirée par son cerf-volant : « ça avance, quelle que soit la mer, grâce à la voile, mais du coup c'est un peu long parfois... Je vois passer les heures. Je me suis mise à faire des noeuds et je me rationne en lecture. J'estime encore une semaine avant l'arrivée. » L'arrivée. Tous n'ont plus que ça en tête.

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