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Rames Guyane. Carnet de bord (20/03), toujours pas d'alizés...

22 mars 2009 à 13h44

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La deuxième semaine de course s'achève. Et toujours pas d'alizés en vue. Les concurrents balancent entre deux chansons de Souchon : « rame, rame, rameur, ramez, on avance à rien dans c'canoé... » et « on avance, on avance, on avance ». Impressions des deux premiers Bretons du classement : Gilles Ponthieux, 6è, et Bertrand de Gaullier, 10è.

Sur les sept Bretons qui rament, deux n'ont pas bénéficié d'assistance pour se décrocher des côtés africaines. Le Lorientais Bertrand de Gaullier sur « Easydentic » et le costarmoricain Gilles Ponthieux sur « Ram atao ». Depuis, ils tirent toujours leur épingle du jeu, discrètement. 

Bertrand de Gaullier est fâché avec les tortues. En début de semaine, il était ravi de la visite de l'une d'entre elles. Mais la bête a finalement pris le bateau en grippe. Elle s'y est tellement frottée que l'aileron arrière est abimé. « Il bouge, mais il n'est pas question de se mettre à l'eau pour d'aller voir. » Les conditions de mer sont trop dures, avec des creux de trois mètres et des déferlantes. D'ailleurs la nuit dernière, dans le noir complet, il a préféré ne pas ramer et s'enfermer dans sa « machine à laver ». Le marin de combat garde le moral : pas d'ampoules, pas mal aux fesses, la forme quoi. « Bon, je continue vers le Cap Horn ! » a-t-il même plaisanté ce matin. Seul bémol, impossible de se laver sans prendre de risque, vues les conditions. « Finalement, c'est peut-être une ruse pour éloigner les tortues », souffle son coach Jean-François Tardiveau... 

Coup de mou
Un peu plus loin, Gérard Ponthieux a lui eu un coup de mou en milieu de semaine. Les uns après les autres, les rameurs passent un secteur où le vent est contre le courant et contre le bateau. Du coup, ils sont dans une sorte de « tourbillon » avec la sensation de ne pas avancer. Dur pour le moral. Mais hier, Gérard Ponthieux est reparti et son moral est remonté d'autant. Dix heures aux avirons et une belle progression. 

Reste que c'est dur pour tout le monde. Aujourd'hui, Mathieu Bonnier, 3è de la flotte avouait : « C'est très dur, il n'y a pas de répit. Nous sommes physiquement entamés. Mais le mieux est à venir ». Alors, bon courage pour le week-end !

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