12 mars 2009 à 17h53
Les 22 rameurs de Rames Guyane naviguent encore dans une zone maritime très fréquentée, à 160-200 milles des côtes. Naviguant au plus près de l'eau, ils ne sont pas toujours visibles des bateaux, notamment des gros. Les rencontres avec les cargos et les pêcheurs, qui rythment les journées, sont souvent à haut risque.
« Je me suis battu avec des cargos toute la journée et toute la nuit d'hier » raconte Gilles Ponthieux. Le skipper de « Ram Atao » est tendu. « Le plus gros s'appelait Tokyo Marine, je ne l'oublierai pas de sitôt parce que j'aurais pu écrire dessus tant il est passé près de moi. J'ai failli envoyer des fusées... ». Mais le Costarmoriain s'en est finalement mieux tiré que deux autres concurrents qui ont carrément été abordés par des pêcheurs. Les uns, curieux de cette étrange embarcation, les autres, croyant avoir à faire à un naufragé ! Pour Jean-Pierre Lacroix, cette rencontre se solde par peu de casse : une main-courante et un aviron.
Il n'y a pas que les autres bateaux qui mènent la vie dure aux rameurs. Le Lorientais Bertrand de Gaullier a décrété que son canot n'était pas un bateau mais une « boite à gifles ». Dans les mers croisées et hachées de ce début de course, il pare aux coups !
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