5 novembre 2009 - 1 réactions
Hier, à Paris, des avocats de parties civiles ont accusé Total d'avoir failli dans la mise en oeuvre de ses procédures internes d'inspection de navires lors de l'affrètement de l'Erika, au premier jour de leursplaidoiries au procès en appel de cette catastrophe maritime.
Le «vetting», système d'inspection des bateaux opéré par les compagnies pétrolières elles-mêmes, a tenu une bonne place dans les plaidoiries de Mes Alexandre Varaut, qui représente notamment la Vendée, et Xavier Delplanque, défenseur de plusieurs communes souillées par la marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier, en 1999. Le groupe, qui a affrété ce navire «corrodé, trop vieux», à quatrereprises dans les derniers mois de 1999, n'a pas effectué de nouveau contrôle avant son ultime voyage, alors que le «vetting» avait «expiré depuis septembre2009», a dénoncé MeVaraut. Total réfute, pour sa part, que le «vetting» lui confère une responsabilité, arguant qu'il s'agit d'un contrôle limité ne pouvant se substituer à celui effectué par les sociétés de classification. Il assure que ce contrôle ne pouvait révéler la corrosion dans les structures du bateau, qui constituait selon lui un «vice caché». Les deux avocats ont souhaité, plus généralement, que soient confirmées en appel les responsabilités des acteurs de «toute la chaîne» du transport maritime, qu'il s'agisse de Total, de la société de classification Rina, de l'armateur Giuseppe Savarese ou du gestionnaire de l'Erika, Antonio Pollara.
