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Bar. Part égale entre le métier et le loisir

5 octobre 2010 - 1 réactions

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Il y a quelques jours, Le Télégramme évoquait les tensions entre plaisanciers et professionnels sur le bar, au large du Conquet. Les mêmes frictions ont parfois lieu en Cornouaille. Le point sur un poisson qui suscite bien des convoitises, vu du côté «loisir».

A lire également :
> Cornouaille. Un quart de la pêche française en 2009

Paul Vinay, président finistérien et régional de la Fédération des pêcheurs plaisanciers.
«On peut accepter le principe que les prélèvements de bars s'équilibrent entre professionnels et plaisanciers», dit-il. Combien? La réponse est incertaine. Ifremer donne dans un document diffusé en janvier dernier, une estimation de 5.600t de bars pêchés par les plaisanciers en France, soit légèrement plus que la part professionnelle (voir ci-dessous). L'Institut estime le nombre de pêcheurs de bar «loisir» à 229.215 dont 30.418dans le Finistère. Ces chiffres résultent d'une «extrapolation» à partir d'une enquête téléphonique réalisée en 2009 auprès de 15.000 foyers. «Ce n'est pas crédible, estime Paul Vinay. Au total ce sont seulement 460pêcheurs de bar qui ont été interrogés. On ne peut pas faire des moyennes». Entre le pêcheur qui sort tous les jours avec son canot de 3,50m mouillé dans un abri du Cap-Sizun et le plaisancier de Bénodet qui navigue pour le plaisir et ramène une cinquantaine de maquereaux à l'année et «accidentellement» un ou deux bars, il y a un monde de statistiques. «Les revendeurs de poissons, tout le monde les connaît, nous comme l'administration», ajoute-t-il. £

Stéphane Tiercelin, skipper de pêche sportive aux Glénan et dans le raz de Sein.
«Il y a une diminution des populations de bars, 20% à 25% peut-être depuis que je me suis installé à la pêche sportive, il y a six ans. Mon activité peut continuer car le matériel, les techniques nous permettent de pêcher de mieux en mieux. Il nous faut évoluer en permanence: le poisson s'habitue à nos appâts et nos leurres. Je travaille d'avril à la fin octobre entre les Glénan et Audierne jusqu'à 20 milles au large. L'an dernier fut exceptionnel. La météo a été pourrie, ce qui est bon pour nous. Le poisson était là. Cette année, il y a eu une belle météo et le poisson n'est pas resté près du bord. Du bar, il y en a quand même.J'en pêche tous les jours. Depuis le début de la saison, je suis revenu bredouille deux fois. Quand nous pêchons, nous gardons trois poissons maximum selon la taille. La taille réglementaire, c'est 36cm. Les plaisanciers les gardent en général à partir de 42cm. Pour mon activité j'ai fixé la limite à 45cm. Il faudrait fixer un nombre maximum pour les plaisanciers, ne pas dépasser la portion alimentaire du jour pour remplir le réfrigérateur. Lors de nos sorties nous cherchons le poisson record pour la photo, pas les grosses quantités. On essaie de les sortir proprement et on les remet à l'eau».

Denis Christien, organisateur de l'Open Labrax des Glénan, concours de pêche au bar qui se déroule mi-juin (1).
«Cette année a été particulière. Il y avait du poisson jusqu'à un coup de vent début juillet. À la mi-juin pour le concours, les gars ont très bien pêché. Cette année, on a sorti un bar de 82cm. Les quantités ont été stables. Ensuite, nous avons eu beaucoup de mal à en sortir. La température de l'eau était basse cet été aux Glénan. L'eau était à 15 ºC alors qu'à la même époque autour de Chausey elle était à 18 ºC. Il y a moins de poissons, mais c'est difficile de dire que c'est à cause de la surpêche. Il y a des facteurs biologiques, climatiques». «Je n'avais jamais vu des moyennes de bars pêchés par manches, en centimètres, aussi grandes, commente une participante sur son blog. 78cm pour les Crenn! 68cm pour les Houssais/Lavion. L'an dernier les moyennes avaient atteint 80cm. En tout à la première manche, 242 bars ont été pêchés. À la deuxième manche, 215bars sortis leurrés...»

(1) Le classement de ce concours en deux manches, se fait par points. Ils représentent les centimètres cumulés des poissons sortis et relâchés vivants. La taille minimum est de 42cm.

  • Propos recueillis par Ronan Larvor

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1 réaction

  • breizher
    quota
    -oui oui pour un quota des plaisanciers
    --oui pour la maille a 42 cm
    -oui pour des contrôles plus fréquents chez les pros comme les plaisanciers (surtout les anciens pro qui profitent du matos pour faire une industrie secondaire ...)
    - oui pour période de repos aussi bien pour plaisance et pro !
    Ajouté le 06 octobre 2010 à 23h43

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