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Parc marin. Les commissaires à l'écoute

30 décembre 2008 à 15h45

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Démarrée lundi dernier, l'enquête publique sur le parc marin d'Iroise file vers son rythme de croisière sur la côte nord-finistérienne. Pour l'heure, ce sont surtout des opposants qui ont versé leur argumentaire. Sans faire de vague. Ni constituer une lame de fond.

Les échauffourées de septembre, à Plouarzel, où l'Advili a rejeté avec virulence le parc marin d'Iroise, pouvaient augurer d'une enquête publique houleuse. Il n'en est rien. « Depuis l'ouverture de la procédure, les registres des 24 communes concernées se remplissent dans un état d'esprit décent. L'Advili y contribue. Elle a apporté son dossier recto-verso assez dense dans plusieurs permanences, l'enrichissant parfois de pièces complémentaires ».
Gros paquet à Plouarzel
« Son gros paquet, elle l'a déposé à Plouarzel, lundi », relèvent Louis-Christian Gallais et Henri Poliakoff. Recrutés sur l'enquête publique comme trois autres collègues pour leur expérience, les deux commissaires-enquêteurs tenaient sans difficulté la marée, hier, à Porspoder. « Dans un premier temps, les gens s'informent surtout. Ils lisent les observations qui pourront inspirer les leurs, ensuite. De fait, cela se précipite surtout les derniers jours ». A ce stade de la procédure, outre l'Advili, les opposants se sont davantage déplacés : « Il ressort des écrits de ces retraités, installés sur la côte avec leur bateau, de ces pêcheurs, de ces plaisanciers, la crainte de voir l'administration leur retirer de leur joie de vivre. Les gens d'ici aiment la nature, ils aimeraient même être parties prenantes dans le futur conseil de gestion du parc. Seulement, ils ne veulent pas de nouvelles contraintes ».
Majorité silencieuse
Mais, s'ils « ne disent pas n'importe quoi », les opposants ne constituent pas une déferlante. « Nous savons qu'une enquête publique mobilise toujours plus les opposants. Suivant la maxime " Qui ne dit rien consent", nous considérons aussi une majorité silencieuse, plutôt favorable ». A noter que tout citoyen peut y participer. Quelle que soit sa domiciliation, sans obligation de se déplacer et de décliner son identité : « Un Strasbourgeois peut très bien donner son point de vue par courrier anonyme. S'il n'est ni diffamant, ni insultant, le courrier sera versé au dossier », assurent Louis-Christian Gallais et Henri Poliakoff. A la clôture de l'enquête, le 22 décembre, les cinq commissaires-enquêteurs démarreront leur travail de synthèse globale, l'assortissant, si nécessaire, de questions complémentaires aux promoteurs du projet. Préfet maritime, territorial, DDE, CCI de Brest préciseront également leur position. Finalement, à la lumière de tous ces avis, qui lui parviendront vraisemblablement dans le courant février, le ministre de l'Environnement tranchera.

  • Yann Le Gall, le 23/11/2006

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