6 décembre 2010 - 1 réactions
Le bateau, qu'il soit à voile ou à vapeur, reste un objet coûteux. Un loisir onéreux. Pourtant, il existe des astuces pour naviguer sans casser sa tirelire . Au Nautic, on en a trouvé quelques-unes.
Porte de Versailles, hall 1. Le Sense 509 et le Lagoon 450 ont de quoi faire rêver. Mais ces voiliers ont un prix: 280.000 € pour le premier, 425.000 € pour le second. Hall 4, temple des bateaux à moteur et des grosses vedettes. La nouvelle Jeanneau NC 11 en impose. Son prix aussi: 263.000 €. Pas vraiment à la portée de toutes les bourses. Au Nautic, hormis le ticket d'entrée à 13 €, la seule chose qui soit réellement gratuite, c'est le droit de rêver.
Ah le BDA!
Est-ce à dire que le bateau est toujours un produit dispendieux réservé à une certaine élite? Si on arpente les allées du salon, on a envie de répondre par l'affirmative. Ici, on vend du neuf et du beau. Souvent du cher. Pourtant, il est possible de naviguer sans casser sa tirelire. Les marins malins naviguent sur le «BDA», le «bateau des autres». Avantage: peu, voire pas de frais du tout. Inconvénient: c'est «l'autre» qui décide quand vous naviguez. Pas ruineux, le bateau-stop fonctionne aussi très bien. Dans tous les clubs nautiques, il existe des bourses aux équipiers. Le principe est simple: vous mettez votre nom, vos coordonnées, votre niveau de compétence et il est rare que vous restiez à quai bien longtemps. En général, le skipper exige une participation aux frais (gazole, nourriture).
La bonne occas' sur internet
Autres possibilités, naviguer... sur le net. Plusieurs sites spécialisés comme Wanaboat permettent de trouver des bateaux dans le monde entier. À tous les prix. Et dans tous les états aussi! La bonne occasion peut également apparaître sur le site d'enchères e-bay. Là, des propriétaires n'ayant plus le temps de s'occuper ou les moyens d'entretenir leurs bateaux, les mettent en vente à des prix défiant toute concurrence. Il n'est pas rare d'y trouver des unités très anciennes, en bois notamment et souvent dans un piteux état, mises à prix pour la modique somme de 10euros... Et trouver acquéreurs pour moins de 100euros. Non bricoleurs, s'abstenir!
Le Kitoo en 50h
Très (trop!) peu représentée au Nautic, la construction amateur reste une alternative intéressante. À force de tirer des bords dans les allées du salon, on a fini par trouver le Kitoo, petit dériveur en kit. Le but est de pouvoir le construire soi-même dans son garage. Ce sont deux Bordelais qui ont lancé le concept, aujourd'hui repris par Nénuphar, société basée à Nemours au sud de Paris. C'est un petit bateau d'initiation de 3,70m, pesant 45kg et réalisé en contre-plaqué - époxy. Le kit comprend le contre-plaqué découpé numériquement, les tissus, la résine, les gants, les pinceaux, la visserie, la mousse de flottabilité, ainsi que l'ensemble de l'accastillage du gréement et la voile. Seule la peinture n'est pas incluse. Un CD-Rom, fourni avec l'ensemble, explique étape par étape la méthode de mise en oeuvre et de réalisation. Il faut compter environ 50h de travail pour sortir un Kitoo. Son prix?: 2.899 €. Enfin, pour ceux et celles dont les poches du ciré sont vraiment percées, il est toujours possible de se rabattre sur le modélisme. Voire sur des jeux en ligne comme Virtual Regatta. C'est gratuit. Mais avec les embruns en moins.