27 juin 2009
De notre envoyé spécial à Los Angeles.
À l'annonce de sa mort, le trafic des communications sur Twitter a immédiatement doublé, jusqu'à 5.000 messages par minute, autant que pour l'élection de Barack Obama. Sur Facebook, le volume de fréquentation a triplé et sur le site internet du Los Angeles Times, 2,3millions de personnes se sont connectées en moins d'une heure. Dans la presse traditionnelle, la plupart des grands journaux ont fait sauter leur une. Comme sur le New York Post avec ce titre drôle et émouvant: «Glove Story». «Glove», c'est le gant, ce fameux gant de laine que Michael Jackson ne quittait pas et «Love Story» se comprend tout seul. Y ajouter que c'était aussi un film dont l'acteur principal était Ryan O'Neal, compagnon de Farah Fawcett, morte le même jour que Michael Jackson. USA Today, le quotidien diffusé dans l'ensemble du pays titre: «La musique de Michael Jackson a traversé le siècle». Un article où l'on peut lire le témoignage du rappeur WilliAm qui explique qu'il n'oubliera «jamais que Michael Jackson a été le premier artiste noir diffusé sur MTV», comme si à sa façon, et malgré toutes les controverses, le roi de la pop avait été, à sa façon, un pionnier qui transcendait les races et les générations.
«Des choses tellement plus grandes que lui»
La plupart des leaders de la communauté noire, comme le pasteur Jesse Jackson qui l'avait aidé spirituellement lors de l'épreuve judiciaire à l'issue de laquelle il avait été acquitté faute de preuves, lui a rendu hommage. Tout comme le révérend Al Sharpton, élu de New York au Congrès, ancien candidat à la Maison-Blanche, et qui le connaissait depuis plus de trente ans: «Je suis effondré. Michael essayait de faire des choses tellement plus grandes que lui. C'est lui qui avait initié ?We are the World?, le concert contre la famine en Afrique bien avant les autres. En fait, il a rassemblé les races bien mieux encore que Tiger Woods ou Barack Obama».
