4 janvier 2010 - Réagir à cet article
C'est le cheval de bataille de Nicolas Sarkozy: lutter contre la délinquance. Combien de fois a-t-on annoncé la «tolérance zéro», la guerre totale contre le trafic de drogue, contre les bandes, contre l'économie souterraine, la «reconquête des quartiers sensibles»? Le 15décembre dernier, Brice Hortefeux voulait même «donner des coups de pied dans la fourmilière». C'est la «priorité pour 2010»! Pour les quartiers sensibles, on avait même réintroduit une police de proximité: les Uteq (Unités territoriales de quartier). «Une solution qui coûte, mais qui est efficace», assurait, il y a quelques mois, le ministre de l'Intérieur, avançant une baisse de la délinquance de 10% à 20% là où ces unités étaient implantées.
De 100 à 35
Mais voilà, rigueur budgétaire oblige, exit les 100 Uteq! Ne resteront que les 35 déjà créées, dont celle de Rennes. Est-ce seulement une question d'argent? Non. L'Élysée et le gouvernement se disent «préoccupés» par les tensions et réactions que pourraient engendrer dans les quartiers ciblés ces «coups de pied». Tout est dit.
