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Les partis pensent déjà aux prochains scrutins

7 mai 2009

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Les élections européennes ne passionnent pas les foules. Face à ce constat, les partis politiques préfèrent viser les prochains scrutins : les régionales en 2010 et la présidentielle de 2012.

« On n'a jamais vu une campagne électorale commencer aussi tard », s'exclame le politologue Frédéric Dabi, de l'institut Ifop. En 1999, elle avait commencé deux mois avant le scrutin. En 2004, c'était dès le lendemain des élections régionales, en mars. Cette année, à un mois du scrutin, seuls Europe écologie de Daniel Cohn-Bendit et l'Union du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers alliée à Chasse pêche nature et traditions (CPNT) au sein de la liste Libertas sont depuis longtemps déjà en campagne. Le PS s'y est mis aussi, mais plus lentement. L'UMP, avec un seul meeting d'ampleur nationale, a attendu que Nicolas Sarkozy lui donne le coup d'envoi de sa campagne, la semaine dernière.

Des listes pas encore complètes

Parmi les onze partis en lice pour les européennes, la moitié seulement a constitué entièrement ses listes. Pour le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand, il n'y a là aucun motif d'inquiétude : « Vous connaîtrez tous les candidats le 7 juin ! », avait-il promis, en guise de boutade, il y a un mois dans une interview au Parisien. Finalement, les listes UMP devaient être bouclées aujourd'hui. Mais l'UMP a déjà les yeux ailleurs, vers les régionales de 2010, et s'est passionnée en Ile-de-France pour la primaire qui a opposé Valérie Pécresse à Roger Karoutchi où la ministre de l'Enseignement supérieur l'a emporté.

Prendre ses marques pour 2010

Le PS, qui avait été le grand vainqueur des européennes de 2004 avec 31 élus envoyés à Strasbourg, sait qu'il ne pourra pas renouveler ce score. Il se contenterait de 20 à 25 sièges. Dans ce contexte, il préfère considérer ces élections comme un test pour la nouvelle direction de Martine Aubry. Il souhaite également transformer ces élections en vote sanction contre la politique de Nicolas Sarkozy. Pour les Verts, qui brandissent bien haut leur profession de foi européenne, ou le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot, cette élection permettra de mesurer leur influence sur la scène politique, tout en leur permettant de prendre leurs marques pour les régionales. Européen convaincu, le président du MoDem, François Bayrou, voit plus loin et considère les européennes comme une première mise en jambe avant la présidentielle de 2012.

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