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Pratiques. Les « secrets » de Désiré Letort

30 décembre 2008 à 15h48

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Sa quatrième place dans le Tour de France et un solide palmarès n'y feront jamais rien. Désiré Letort est passé à la postérité cycliste comme le champion de France déclassé pour dopage de l'année 1967. Près de quarante après, le Breton regarde son passé en face et raconte une époque où le dopage « à papa » avait déjà fait place à des pratiques scientifiques très avancées.

Bon pied bon oeil. Bon poids aussi. Dans les environs de Dinan, l'ex-coureur cycliste, l'ex-carrossier, coule une retraite paisible dans la campagne qui l'a vu naître il y aura bientôt 64 ans. Désiré Letort... de s'être fait prendre. Et aussi de s'être affranchi de l'omerta du milieu. Dopé oui, mais pas à l'insu de son plein gré. « Je ne suis pas un hypocrite, moi », clame-t-il, grande gueule. Même s'il se refuse à tout dire, de peur de « ne plus rien avoir à mettre » dans le livre qu'il espère publier un jour, le Breton parle du dopage. Longuement et crument.
« On cherchait les nouveaux produits »
Professionnel durant neuf saisons entre 1965 et 1973, Désiré Letort croisa le fer avec Ocana, Bracke, Altig ou Stablinski. Sous un maillot ou un autre, il fut aussi le coéquipier de Pingeon, Simpson, Anquetil, Poulidor, Merckx, Thévenet... Etaient-ils « tous dopés » ces champions du temps passé ? La question, trop directe, se heurte à « la mémoire des morts ». Mais un peu plus loin dans l'entretien, c'est un « tout le monde » qui englobera les coureurs « sortant la topette du collant ou des cachets emballés dans du papier aluminium. Pour les piqûres, il fallait se cacher. Mais parfois des soigneurs faisaient des piqûres sur les coureurs sur le vélo ». Le dopage, Désiré Letort dit l'avoir découvert en arrivant chez les pros. « A l'époque, c'était les amphétamines. Mais on commençait déjà à chercher les nouveaux produits. Il fallait avoir des docteurs compétents ».
On lui vole sa valise
Une des fiertés du Breton est de ne s'être « jamais dopé bêtement ». « J'ai mis deux ans à comprendre qu'en plus des amphétamines qu'on utilisait le jour de la course, il fallait bien se préparer. J'ai fouiné chez les " toubibs " et je n'ai pas été le dernier à trouver des produits qui ne se voyaient pas. En 1967, tout le monde a dit " Letort, il a un truc " ». Une réputation qui lui coûta sa valise, mystérieusement envolée de sa chambre d'hôtel. Ce ne sera pas la dernière fois. Son « truc », Letort le résume à une forme de professionnalisme. « J'étais devenu un passionné de médecine. Je connaissais le Vidal (*) par coeur. Je discutais librement de mes essais avec les médecins de la Pitié Salpétrière ». Paris, le Breton y montait souvent pour y rencontrer un médecin qui lui fournissait tous les « bons de toxiques » qu'il voulait.
Analeptique, anabolisant hormone de croissance...
Quarante ans plus tard, il a oublié le nom de l'analeptique respiratoire destiné au traitement du cancer de la silicose qu'il utilisait pour retarder le moment où le souffle devient court. Il se souvient en revanche du Palfium, un antidouleur, du Dynabolon, qui contenait de la nandrolone, du Kenacort, « un corticoïde qui existait sous deux formes : un qui faisait effet dans la journée et un « retard » qui faisait effet pendant un mois ». Liste non exhaustive. Dans la boîte à sucre en métal, où Désiré Letort calait ses ampoules entre plusieurs couches d'une ouate protectrice, ont transité toutes sortes de produits, comme la Testostérone. Il avait également toujours sur lui de la Cédilanide, un tonicardiaque dilatateur, ainsi qu'un diurétique. Explication : « Avec certains produits, vous ne transpirez pas, vous faites de la rétention d'eau. Mais il suffit de faire une piqûre de diurétique et vous pissez un seau. Beaucoup de coureurs étaient contents de voir le père Letort pour lui demander de les dégonfler avant de repartir le matin ». Un petit sourire aux lèvres, Désiré Letort raconte sans pudeur ses années de dope. « Mais ce n'est pas moi qui ai inventé le dopage », tient-il à souligner au cas où. Cette remarque enfin, en guise d'auto-absolution à usage collectif : « Tout ça ne remplace pas le champion. Sinon le premier pharmacien venu deviendrait champion cycliste ». (*) Le gros livre rouge qui référence tous les médicaments.

  • Benoit Siohan, le 24/12/2006

De Simpson à Landis ...

De Tom Simpson à Floyd Landis, en passant par Ben Johnson et Diego Maradona, ils ont fait ou font encore « l'histoire » du dopage. Des scandales ont éclaté. Des morts ont parlé. Des lois sont nées. Des réglementations ont été imaginées. Mais, toujours, l'histoire a recommencé. Quelques dates.

1920 : première réglementation antidopage officieuse sur le marathon des JO d'Anvers. Le « doping » est interdit sous peine de disqualification.

1965 : première loi antidopage à l'échelle européenne dite « loi Herzog » adoptée par la France, la Belgique, l'Italie, etc. Dans le milieu hippique, la première règle antidopage date de 1904.

Juillet 1966 : premier contrôle antidopage sur le Tour de France lors de l'étape Royan-Bordeaux. Six coureurs sont désignés par tirage au sort dont Raymond Poulidor. Le lendemain, 6 km après le départ, les 122 coureurs descendent de vélo et poursuivent l'épreuve à pied avant de repartir de plus belle. Ils entendent ainsi protester contre des contrôles qu'ils jugent « vexatoires et abusifs ».

Juillet 1967 : décès du coureur anglais Tom Simpson dans l'ascension du mont Ventoux. Cette fin tragique attribuée à l'association d'amphétamines et d'alcool sous une chaleur accablante déclencha la guerre contre le dopage.

Février 1968 : premiers contrôles officiels aux JO d'hiver de Grenoble (86 tests, 0 positif).

Juillet 1978 : le Belge Michel Pollentier, surpris en flagrant délit de tricherie lors d'un contrôle à l'Alpe-d'Huez (il était équipé d'une poire contenant de l'urine « propre »), est exclu sur le champ du Tour de France dont il était le leader à six jours de l'arrivée.

1968-1988 : la RDA remporte 519 médailles olympiques (dont 149 aux seuls Jeux de Moscou en 1980) grâce à des programmes de dopage institutionnalisés.

Juillet 1988 : l'Espagnol Pedro Delgado, porteur du maillot jaune sur le Tour de France, est contrôlé positif au probénécide, un masquant des anabolisants, mais le produit, interdit par le CIO depuis fin 1987, ne l'est pas encore par l'UCI.

22 septembre 1988 : le sprinter canadien Ben Johnson, qui vient de coiffer Carl Lewis aux Jeux de Séoul et de battre le record du monde du 100 m en 9''79, est contrôlé positif au stanozobol (stéroïde anabolisant). Il est disqualifié par le CIO et suspendu deux ans. A nouveau contrôlé positif en 1993 (testostérone), il est interdit de compétition à vie.

1990 : la sprinteuse Marita Koch, dont le record du monde du 400 m (47''60 le 6 octobre 1985) tient toujours, est convaincue de dopage après l'ouverture des archives de l'Allemagne de l'Est. L'athlète avoue s'être dopée mais ne sera destituée d'aucun de ses titres.

Janvier 1992 : Katrin Krabbe, championne du monde du 100 et 200 m à Tokyo en 1991, est reconnue positive au clenbutérol (un anabolisant) lors d'un contrôle inopiné. Immédiatement suspendue, elle se défend en invoquant une machination. Blanchie en avril 1992, elle tombe à nouveau en juillet 1992 pour le même produit et est suspendue deux ans. Après de multiples rebondissements, Krabbe obtient en avril 2002 des dommages et intérêts de la part de la Fédération internationale.

Juin 1994 : contrôlé positif à l'éphédrine lors de la Coupe du monde aux Etats-Unis, Diego Armando Maradona est exclu de la compétition. En 1991, il avait déjà été suspendu pour usage de cocaïne.

Automne 1997 : six sportifs français dont quatre footballeurs (Cyrille Pouget, Vincent Guérin, Antoine Sibierski, Dominique Arribagé) sont contrôlés positifs à la nandrolone (stéroïde anabolisant). Les joueurs clament leur innocence. Très populaire, la nandrolone a également séduit des sportifs tels que les athlètes Lindford Christie et Merlene Ottey, le judoka Djamel Bouras, le tennisman Petr Korda ou les footballeurs Christophe Dugary (qui bénéficia à l'époque d'un vice de procédure), David Garcion, Franck De Boer et Edgar Davids.

Juillet 1998 : l'arrestation du soigneur Willy Voet en possession d'un stock de produits dopants aboutit à l'exclusion de l'équipe Festina du Tour de France et au procès de Lille à l'automne 2000. Richard Virenque est condamné à une première suspension de neuf mois, ensuite ramenée à six mois et demi. Véritable feuilleton de l'été, l'affaire Festina révèlera un dopage institutionnalisé et l'omerta qui régit le milieu cycliste.

1998 : décès à l'âge de 38 ans de Florence Griffith Joiner ( « Flo Jo ») qui détient toujours les records du monde du 100 m et du 200 m. Le rapport d'autopsie révélera une mort par asphyxie causée par une crise d'épilepsie. Le mystère demeure sur l'implication du dopage dans ce décès, une éventualité à laquelle tout le monde avait songé en la voyant se métamorphoser physiquement (entre 1987 et 1988, la circonférence de ses cuisses aurait augmenté de 13 cm).

Février 1999 : création de l'Agence mondiale antidopage (AMA). Un code mondial antidopage suivra en mars 2003.

Mars 1999 : adoption de la « loi Buffet » qui renforce les contrôles, procédures et sanctions. Elle prévoit aussi un suivi médical des sportifs de haut niveau. La loi sera aménagée en février 2005 par Jean-François Lamour afin, notamment, de tenir compte du code mondial antidopage.

Juin 1999 : Marco Pantani est contrôlé positif à l'EPO alors qu'il est sur le point de gagner une seconde fois le Tour d'Italie. Il décède le 14 février 2004 d'une overdose.

Septembre 2000 : première recherche de l'EPO lors des JO de Sydney. Des dysfonctionnements dans l'application du double test (sang + urine) aboutissent à l'absence de cas positifs.

Juillet 2001 : l'athlète russe Olga Yegorova, contrôlée positive à l'EPO par la seule méthode urinaire lors du meeting de Saint-Denis, est blanchie par l'IAAF pour vice de forme.

Janvier 2002 : ouverture à Turin du procès de la Juventus. L'administrateur délégué et le médecin du club sont poursuivis pour » fraude sportive par voie de dopage « de 1994 à 1998. L'EPO est au centre des débats.

Juin 2002 : la FIFA recherche l'EPO lors de la Coupe du monde de football mais suite à un ciblage sanguin « négatif » des 256 prélèvements, aucun test urinaire ne sera effectué aboutissant à l'absence de cas positif.

Juillet 2002 : l'épouse du coureur lituanien Raimondas Rumsas, troisième du Tour de France 2002, est arrêtée en possession d'un stock de produits dopants. En l'absence d'aveux, Rumsas ne sera pas déclassé.

Juin 2003 : l'affaire BALCO, du nom du laboratoire de Victor Conte, est révélée par Trevor Graham, un entraîneur rival, qui envoie anonymement une seringue à l'Agence antidopage américaine (USADA). Conte produisait de la THG, un stéroïde bricolé chimiquement qui a permis de gonfler artificiellement des athlètes tels que Dwain Chambers, Kelli White ou Chryste Gaines.

Août 2004 : les athlètes grecs Konstantinos Kentheris et Ekaterina Thanou échappent délibérément, au guidon d'un scooter, à un contrôle antidopage pendant les Jeux d'Athènes. Ils sont alors suspendus deux ans.

Juillet 2005 : le laboratoire de Châtenay-Malabry découvre que Lance Armstrong avait utilisé à six reprises de l'EPO lors de son premier Tour victorieux en 1999.

Octobre 2005 : Victor Conte, du laboratoire BALCO, est condamné à quatre mois de prison. En novembre 2006, Trevor Graham est inculpé pour faux témoignages devant des agents fédéraux et encourt quinze ans de prison. Dix de ses athlètes sont suspendus pour dopage, dont Justin Gatlin, Denis Mitchell, Tim Montgomery ou Jerome Young.

Janvier 2006 : Betsy Andreu, la femme de Franckie, ex-coéquipier et ami d'Armstrong, raconte une scène vécue le 28 octobre 1996 : Lance Armstrong vient de subir une opération au cerveau à la suite d'un cancer de la testicule et avoue au médecin avoir déjà consommé de l'EPO, des hormones de croissance, des stéroïdes anabolisants et de la testostérone.

Mai 2006 : la police espagnole retrouve, lors de perquisitions, 100 poches de sang congelé, du matériel de transfusion, des milliers de doses d'EPO. L'examen des registres conduit à l'interpellation du docteur Fuentes et de Manolo Saiz, le directeur sportif de Liberty Seguros. L'affaire Puerto conduit aussi les organisateurs du Tour de France à interdire de départ plusieurs favoris dont Ivan Basso et Jan Ullrich. En décembre, le quotidien « Le Monde » révèle un lien étroit entre le docteur Fuentes et quatre clubs espagnols dont le FC Barcelone et le Real Madrid.

Juillet 2006 : Justin Gatlin, le champion olympique du 100 m aux Jeux d'Athènes, révèle son contrôle positif à la testostérone, le 22 avril auux Kansas relay. Il est suspendu huit ans par l'Agence antidopage américaine (USADA) mais espère toujours une remise de peine devant une cour d'arbitrage en mettant l'accent sur sa coopération.

Juillet 2006 (bis) : Latifa Essarokh, première Française à descendre sous les 4 minutes sur 1.500 m, est contrôlée positive au stanozobol, un anabolisant. Elle est suspendue deux ans. Une affaire qui fait suite au contrôle positif à la nandrolone de Nordine Gezzar (3.000 m steeple), lui aussi suspendu deux ans, et à plusieurs cas ayant déjà touché l'athlétisme français : Fouad Chouki (1.500 m) en 2003, David Chaussinand (lancer du marteau) en 2002 ou encore Christophe Cheval (100 et 200 m) en 2001.

Juillet 2006 (ter) : des traces de testostérone sont retrouvées dans l'échantillon A de Floyd Landis, vainqueur du Tour de France. La question de son déclassement est toujours en suspens.

Septembre 2006 : suspectée de dopage à l'EPO, Marion Jones est innocentée par l'analyse de son échantillon B, à la suite d'un contrôle subi aux championnats US. Un retournement de situation inattendu après des années de suspicion, liées notamment aux accusations de Victor Conte, l'homme au coeur du scandale BALCO, aux suspensions de ses ex-compagnons CJ Hunter et Tim Montgomery, et à ses succès passés aux côtés du sulfureux coach Trevor Graham.

  • Laurent Rivier

Un livre en projet

« Tous les champions dans ce bouquin sont plus ou moins dopés. Plus souvent mal que bien. Le dopage est une thérapeutique très mal employée à l'époque. Mais, bien utilisé, il n'est pas nocif. Moins que la drogue et l'alcool ». Il y a déjà plusieurs années que la main de Désiré Letort a tracé à l'encre bleue ces quelques mots sur la page de garde d'un livre consacré à « La montagne et ses champions ». Ils préfigurent peut-être le ton d'un futur ouvrage que le Breton projette de co-signer avec un ami journaliste.

Terrible année 1967

1967. Aux yeux du grand public, c'est l'An 1 de l'histoire du dopage. La bombe explose le 13 juillet dans la 13 e étape du Tour, entre Marseille et Carpentras, lorsque l'Anglais Tom Simpson s'écroule sur les pentes du Ventoux. A ce moment-là, Désiré Letort est à l'avant. Ignorant tout du drame qui frappe son coéquipier, le Breton termine 7 e de l'étape à trois secondes du vainqueur. Bientôt quarante ans plus tard, Letort ne décolère pas contre le médecin du Tour, « qui aurait dû lui faire une injection de tonicardiaque dilatateur ». Letort en avait dans sa valise...
« Moins chargé que mes adversaires »
La mort de Simpson n'arrête ni la caravane ni la bonne marche des Peugeot. Pingeon remporte l'épreuve, Letort est 4 e . Et quelques semaines plus tard, à Felletin dans la Creuse, le Breton enfile le maillot tricolore de champion de France. Il le savourera « 13 ou 14 jours », avant que la presse lui apprenne son contrôle positif. Il le portera tout de même deux bons mois, en l'absence de notification officielle par lettre recommandée, qu'il dit attendre toujours. Mais venons-en au fond. Etait-il dopé ? Pour sûr ! « Mais certainement moins que mes adversaires. Il faut bien voir qu'à l'époque, les fédérations n'étaient pas contrôlées comme maintenant par le ministère des sports ». Fédération. Le mot lui donne presque des boutons.
« A la tête du client »
« Les contrôles, c'était à la tête du client. Ils prenaient qui ils voulaient. A Felletin, on a uriné. Mais qui nous dit qu'il y a eu un contrôle derrière ? Je suis allé à la faculté de médecine voir le Docteur Lafarge et le Docteur Boncours. Ils m'ont dit qu'ils n'avaient pas eu d'analyses du championnat de France ». La Fédération aurait-elle fait l'économie d'une procédure onéreuse ? Désiré Letort en est intimement convaincu, tout comme il pense que le prix qu'il aurait dû percevoir - « A l'époque, on touchait en fonction de la recette. J'ai fait mes calculs, il devait y en avoir pour 40.000 francs pour moi » - n'a pas été perdu pour tout le monde.

De l'art de «pisser froid»

Hier comme aujourd'hui, le salut des tricheurs repose sur les deux piliers que constitue la nature des produits qu'ils utilisent, et l'art d'échapper aux contrôles. Sur ce plan-là, le Belge Michel Pollentier, qui perdit son maillot jaune en 1978 pour avoir tenté d'uriner au moyen d'une poire contenant l'urine d'un autre, « n'a rien inventé » selon Désiré Letort. Dix ans auparavant, ce dernier, et il n'était pas le seul, usait déjà d'une technique autrement sophistiquée. Il appelait cela « pisser froid ». Pour cela, il s'était procuré dans un laboratoire lyonnais « une pompe médicale équipée d'une sonde qu'on introduit dans l'urètre ». Avec cet attirail, c'était, paraît-il, un jeu d'enfant, avant de se présenter au contrôle de se « nettoyer la vessie avec de l'eau stérile après l'avoir vidée, puis de s'injecter l'urine vierge du matin, conservée dans un thermos ». Deux petits inconvénients tout de même : les urines étaient froides, ce qui occasionnait alors de gros doutes chez les contrôleurs qui récupéraient l'éprouvette, et l'opération prenait un peu de temps. La pratique a été éradiquée lorsqu'on a imposé aux coureurs de se présenter au contrôle dans le quart d'heure suivant l'arrivée.

  • B. S.
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