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Grande-Bretagne. Le chantier de l'ex-Clemenceau à la traîne

29 octobre 2009

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On n'entend plus du tout parler de l'ex-Clemenceau, amarré depuis février dernier, dans le nord-est de l'Angleterre, à Hartlepool. Les travaux de désamiantage se poursuivent à l'intérieur alors que les travaux de démantèlement de la coque n'ont toujours pas commencé.

Décalage récurrent

La presse anglaise annonce que la déconstruction (la découpe) est programmée dans trois semaines. D'après le service de communication de la Marine, «une moitié des matériaux polluants situés dans les locaux accessibles avant démantèlement aurait été extraite de la coque.» Le patron du chantier anglais a annoncé, le jour de l'arrivée de l'ex-Clem', que le cas de l'ancien porte-avions français serait réglé pour le début de l'année 2010. Il avait également assuré que la cale sèche serait achevée deux mois plus tard - en avril - avec la construction d'un batardeau spécifique. Cette porte vient d'être achevée avec six mois de retard. «L'espace de 10 hectares est aujourd'hui asséché et nettoyé», assure la porte-parole de la Marine. Le décalage récurrent entre les annonces du chantier et la réalité sur le terrain ne semble pas inquiéter plus que cela les services français chargés du suivi du chantier. «Ce qui nous importe surtout, c'est la qualité du travail réalisé et le respect du cahier des charges établi dans le contrat», continue le lieutenant de vaisseau Sabine Rivayrol.

Sept coques à traiter

Les visites sont toujours régulièrement effectuées par les spécialistes brestois du service de soutien de la flotte mais ces derniers ne sont pas autorisés à rendre compte de leurs observations sur le terrain. On sait au moins que les vieilles coques continuent d'arriver dans ce qui est présenté comme «la plus vaste cale sèche au monde», avec quatre navires américains, un porte-avions français et deux autres navires anglais en attente de démantèlement.

  • Stéphane Jézéquel
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