28 mai 2009
Quatre ans après son premier passage à Art Rock, la chanteuse Anaïs sera de retour à Saint-Brieuc, dimanche après-midi. Pour un concert que l'auteur de «Mon coeur, mon amour» promet rock'n'roll.
Le Télégramme: Quel est votre sentiment à la veille de votre retour à Art Rock, quatre ans après votre premier passage? Anaïs: «Je marche un petit peu à l'affectif et les festivals aussi. Du coup, ça me fait très plaisir de revenir. Et même si ça fait un moment, je me souviens très bien de mon premier passage. J'avais joué trois soirs dans un bar. Je n'étais pas dans la programmation officielle. C'est un super souvenir, assez tendre, mais par contre très très proche. Le temps passe vite: j'ai l'impression d'être passé du plus bas à 4.000 personnes sans comprendre. Mais, du coup, j'ai toujours autant de plaisir à jouer devant 20 personnes que devant 4.000».
Comment s'est passé la transition entre le «Cheap show» et «The love album»?
«J'ai pris mon temps. Car même si c'était très drôle, il y a eu une grande violence dans le cheap show. Un truc, «waouh» qui explosait. Après, j'ai eu envie de transmettre quelque chose de beaucoup plus doux, de plus envoûtant pour les gens. Résultat, aujourd'hui j'ai autant de public, mais ce ne sont pas forcément les mêmes. J'ai un petit peu moins d'adolescents. Parce que «Mon coeur, mon amour» a été très fédérateur d'ados».
En quoi est-ce différent, pour vous, de se produire en festival?
«Déjà, je suis une grosse spectatrice de festivals. Festivals rock, en plus, j'adore. Je pense d'ailleurs que je vais traîner après mon concert car je joue tôt. Sinon, je trouve le public des festivals plus ouvert. Justement parce qu'il ne vient pas forcément pour vous. Curieusement, ça me met moins de pression de jouer pour un public qu'il faut conquérir que devant un public qui attend certaines choses, qui recherche certaines blagues et qui veut que tout soit comme lui l'a entendu. Etconquérir le public d'un festival, c'est un exercice que j'aime beaucoup. Comme se retrouver à ouvrir les Eurockéennes avant les Deftones, toute seule avec une guitare. Mais si ça ne marche pas, je ne suis pas traumatisée. Je n'ai pas peur de me prendre des ouhh ou des tomates».
Qu'est-ce que vous réservez au public d'Art Rock?
«Ça ne va pas être exactement la même chose qu'en salle. Sans doute un peu plus rock'n'roll. Ça me permet de me lâcher un peu plus car je vais me retrouver face à un public qui aime bien bouger et répondre. Donc, ça va être bien chaud».
Il n'y aura pas d'entrée à cheval comme aux victoires de la musique?
«Non, mais on a demandé au zoo d'à côté de ramener une girafe».