25 mai 2008
Les représentants des bagadoù contestent le projet du ministère de la culture. Ils réaffirment que leurs musiciens doivent rester des amateurs. Ils manifesteront à Nantes, en septembre.
L'avant-projet de loi sur les pratiques culturelles des amateurs était au coeur des discussions, samedi à Plomeur. Réunis en assemblée générale, les membres de Bodadeg ar Sonerien Penn ar Bed (*) voient d'un mauvais oeil le projet du ministère de la Culture. Ils l'estiment soufflé par les intermittents du spectacle.
Manifestation à Nantes
Pour Bob Haslé, le président de Bodadeg ar Sonerion, « les bagadoù ont une pratique professionnelle de la scène, mais leurs musiciens sont bien des amateurs. Un tel projet de loi est incompréhensible. C'est une négation de la culture populaire et de son expression ». Dans ces conditions, la loi pourrait mettre en péril de nombreuses pratiques culturelles de l'avis des représentants des bagadoù qui en appellent aux élus, dans un courrier cosigné par quatre autres fédérations culturelles bretonnes. Une contestation qui pourrait conduire les bagadoù dans la rue, le 20 septembre, à l'occasion du trentième anniversaire de la charte culturelle de Bretagne, organisé à Nantes.
Un appel au mécénat
D'autant que les formations de musique traditionnelle doivent faire face, au même moment, au recul de l'aide publique de l'État. Pour y faire face, les formations signent des conventions avec leurs communes dans le cadre de la formation des jeunes musiciens. L'an passé, 800 des quelque 3.000 musiciens finistériens ont ainsi suivi les cours dispensés par les 14 salariés de BAS et par les bénévoles de leur bagad. Lié à une entreprise dans le cadre d'une convention de mécénat, BAS Penn ar Bed invite également les bagadoù de sa fédération à en faire autant. * La fédération regroupe 35 bagad finistériens.
