30 mars 2009
Lors de la Transat BPE 2007, Armel Tripon (« Gedimat ») s'était illustré en gardant huit jours de suite la tête du classement avant d'être victime des aléas météo. Cette année, il revient, plus déterminé que jamais, avec l'envie d'accrocher un podium.
Transat 6.50, Transgascogne, Challenge Mini ou encore Course des Lions : entre 2002 et 2003, Armel Tripon a tout gagné sur le circuit Mini 6.50. Depuis maintenant six ans, il officie en Figaro, support sur lequel il a également prouvé son aisance au large en se plaçant régulièrement dans le Top 10 de la Transat Ag2r ou du Trophée BPE. On se souvient notamment de la précédente édition, il y a deux ans, où il avait choisi une option nord et occupé les commandes de la flotte pendant plus de huit jours avant de voir s'installer sur sa route un gigantesque anticyclone et par conséquent, ses rêves de victoires d'envoler. « Ça a été dur. Un jour on est le roi du monde, le lendemain, le vent est contraire, les galères s'enchaînent et on se demande ce qu'on fait là », avoue Tripon.
Deux ans d'expérience en plus
Cette année, le Nantais revient plus déterminé que jamais avec l'envie d'accrocher un premier podium dans la série et de conclure en beauté sa 8 e transat en course (sa 5 e en Figaro). « Aujourd'hui, j'ai plus d'expérience et j'ai changé ma façon d'approcher la compétition. Avant, j'avais tendance à tenter un coup pour un coup, j'étais plus dans la stratégie. Maintenant, j'ai compris que sur une transat, il était important de ne pas s'exclure du jeu en partant tout seul sur une option radicale. Nos bateaux ne sont pas assez rapides pour pouvoir revenir dans le match si ça tourne mal », explique le skipper de « Gedimat ». Parallèlement à cela, Armel Tripon a également mis l'accent sur la concentration. « Cette démarche était assez nouvelle pour moi. J'ai effectué pas mal de travail à la barre, beaucoup bossé la conduite du bateau. Auparavant, je barrais assez peu sur une transatlantique. Peut-être 20 % du temps. Pourtant, le fait est que dans bien des situations, le pilote automatique barre moins bien que le skipper. C'est important de se le rappeler lorsqu'il fait froid ou que c'est dur. D'autant que ce qui prime sur une course en solitaire telle que la Transat BPE, c'est l'envie. Et j'ai envie ».
