29 mars 2009
Quatorze solitaires s'aligneront au départ de la Transat BPE, le 5 avril prochain, à Belle-Île-en-Mer. Parmi eux, trois amateurs dont Louis-Maurice Tannyères. A la barre de son « Nanni Diesel », il s'élancera pour sa première transat.
Maxi, Surprise, Class 8, IMX 38, Farr 40, dériveur... Louis-Maurice Tannyères, 51 ans, est un touche-à-tout. Durant plus de 25 ans, il consacre tous ses week-ends et vacances à sa passion. Aujourd'hui, il décide de s'adonner à 100 % à la course au large sur le circuit exigeant des Figaro. Ainsi, il quitte son poste de cadre dirigeant chez Texas Intruments, déménage d'Antibes pour s'installer, avec femme et enfant, à Lorient afin de s'entraîner avec les meilleurs. Car Louis-Maurice, toujours en quête de dépassement, est de ceux qui ne laissent rien au hasard.
La pression pour moteur
Après une première participation sur le circuit avec la Cap-Istanbul l'an dernier, il se lance aujourd'hui dans le grand bain avec la Transat BPE, sa première transatlantique. « J'y vais pour découvrir et surtout prendre du plaisir », lâche-t-il. Mais celui que l'on surnomme « Loupi » est un compétiteur : son choix de régater en Figaro n'est pas anodin. Plus jeune, il a d'ailleurs pratiqué le basket-ball à haut-niveau. « Je prendrai tout ce qu'il y a à prendre. Mais je ne me leurre pas. Les ténors de la classe sont là et, même sur une transat où tout peut arriver, c'est généralement eux que l'on retrouve devant à l'arrivée. L'idée, c'est de ne pas se laisser décrocher d'emblée afin de rester dans le match. Parce que si je dois passer 20 jours à courir derrière les autres, je risque de trouver ça long », avoue Tannyères. Pour l'heure, tout est prêt. Le bateau comme le bonhomme. Louis-Maurice laisse donc la pression monter doucement. « J'aime ces instants. Pour moi, la pression a toujours été un moteur. C'est ce qui me motivait dans mon travail, c'est ce qui me stimule aujourd'hui pour partir en mer », termine le skipper de « Nanni Diesel ».
