De Whole lotta love à Black dog, en passant par l'incontournable Stairway to heaven, le quartet britannique a, en effet, signé, en treize ans d'existence, une pléiade de standards et est considéré, par beaucoup, comme le précurseur du hard rock. Menant depuis la séparation de Led Zep, une carrière solo,
Plant, après quelques années difficiles, a effectué en 2005, un formidable retour sous le feu des projecteurs avec le disque Mighty Rearranger, enregistré avec sa nouvelle formation, The Strange Sensation. Salué par les critiques, cet album marque la renaissance d'un artiste majeur et incontournable, dont la voix a d'ores et déjà bercé plusieurs générations de musiciens.
Beaucoup de monde s'accorde à dire que Mighty rearranger est votre meilleur album depuis longtemps. Etes-vous d'accord avec ce constat ?
Je ne sais pas. Je pense surtout que cet album a eu du succès et a été bien accueilli car il s'agit d'un disque vraiment sincère et honnête.
Certains morceaux comme Freedom Fries, semblent en prise directe avec l'actualité. Les événements qui se déroulent dans le monde ont-ils une influence directe sur vos chansons ?
Absolument, certaines chansons parlent de Tony Blair, d'autres de la confusion qui existe entre l'amour de la famille et l'amour de la liberté et de l'égalité. Quant au titre Freedom fries, que vous évoquiez, il est inspiré de la guerre en Irak et de la différence d'opinions existant entre la France et les USA.
Pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre nouveau groupe, The strange sensation ?
Ce groupe est composé d'excellents musiciens, à la fois rigoureux, passionnés et attentionnés. Cette formation me donne l'opportunité de peindre mon propre univers en intégrant ma voix sur de très belles musiques.
Eprouvez-vous de la nostalgie par rapport à l'époque Led Zeppelin ?
Non pas du tout. Tous les disques que nous avons enregistrés avec Led Zeppelin représentaient, à chaque fois, un nouveau départ. Notre musique continue, je crois, plus de 25 ans plus tard, à être perçue comme telle, c'est-à-dire comme une musique en mouvement. Je ne ressens donc aucune nostalgie.
Comment vivez-vous le fait d'être une légende vivante du rock, qui a influencé plusieurs générations de musiciens ?
(Rires) Je ne le vis pas pour la simple et bonne raison que j'ai tourné la page Led Zeppelin et que je suis désormais passé à autre chose.
Etes-vous heureux de jouer dans un festival de world music tel que Le Bout du Monde ?
(En français) Oui, bien sûr, pourquoi je ne le serais pas. J'ai joué dans beaucoup de festivals de ce type, comme il y a quelques jours, à Ostrava, en République Tchèque en compagnie de Salif Keita. Et puis, j'ai toujours joué de la world music... nous jouons tous, d'une façon ou d'une autre, de la world music. D'ailleurs il est devenu impossible, aujourd'hui, d'établir une norme et de dire que telle musique vient de tel ou tel pays, car chaque musique porte en elle des origines diverses.
Avez-vous des projets ?
Oui, j'ai plusieurs idées pour le prochain album mais je ne souhaite pas en dire plus pour le moment.