Vous tournez souvent en Bretagne. Avez-vous des liens particuliers avec la région ?L'odeur.
Quels titres et avec quelle formation jouerez-vous au Festival La Renverse ? Je ne sais pas. On verra. Inch'allah. Je le saurai trente minutes avant le concert. Je tourne avec mes musiciens habituels.
Je leur suis très fidèle et d'ailleurs je fais plus longtemps avec un musicien qu'avec une femme. J'ai un problème je pense, ou peut-être est-ce de la faute des autres ?
Content de venir ?
Je joue partout où on me paie (rires). Je ne fais pas de discrimination. Je joue dans le sud de la France, en province et pour les gens qui habitent ici avec deux trous dans le nez.
Sur la scène musicale française, de qui vous sentez-vous le plus proche ?
Mireille Mathieu, mais elle m'a trompé, la vilaine, avec le petit. Elle chante pour le petit Napoléon.
Selon vous, pourquoi la scène musicale belge est-elle si active ?
Est-ce que ce n'est pas un peu partout pareil ? En Allemagne, en France, en Hollande aussi il y a beaucoup de groupes. Maintenant, tout le monde peut faire des disques. Ou alors les Belges ont des bons coiffeurs, ou peut-être est-ce une question d'odeur ? Nous, on vous a donné Johnny Hallyday, il peut rester chez vous maintenant, on est tranquille
(rires).
Zita Swoon fait souvent référence à vous. Vous considérez-vous comme le parrain de cette nouvelle scène montante ?
Je ne sais pas mais quand ils parlent de moi, ils ne parlent pas des autres (rires). ll faudrait leur demander pourquoi. J'ai commencé dans les années 80 avec le groupe TC Matic et je vis encore. C'est peut-être pour cela (rires). Je ne peux pas mourir maintenant, les fleurs sont trop chères. Tu vois le bazar ?
Justement, le bazar, c'est le fil conducteur de l'album « Jus de Box »...
Il y a un peu de tout dans ce disque, c'est pour cela qu'il s'appelle « Jus de Box ». Je dis toujours, pour se cultiver, on doit se mouiller. Chaque chanson est différente. Les années 60, 70, 80, les musiques actuel les, j'ai vécu toutes ces périodes donc j'utilise mon bagage. Mon prochain album sera complètement différent.
Pourquoi la présence du titre « I'm not into hop », interprété avec le rappeur marseillais Faf Larage ?
Sa maison de disques m'a demandé de faire un titre avec lui. Comme je suis ouvert à tout, j'ai essayé. Je n'ai jamais vu le mec de ma vie. J'ai chanté sur le bazar et il a rappé dessus. C'est un mariage entre un Belge et un Marseillais. J'espère qu'il a de jolies soeurs (rires). Je dis toujours : on est moche, mais on s'amuse.
La chanson écrite en ostendais révèle-t-elle l'importtance de votre identité au sein de votre création ?
Moi je suis européen, belge et tout le bazar. Je n'ai pas de frontières. On m'a demandé de faire une chanson pour un film ostendais, je l'ai donc écrite. Du coup, je l'ai mise sur mon album.
Quel est le réel sens du titre « Miss Amérique » ?
Cela n'a rien à voir avec l'Amérique. J'ai écrit cela parce qu'à un moment, les filles portaient leurs jeans dans leurs bottes. Je trouve cela anti-sexe. C'est comme les mecs qui portent des shorts avec des chaussettes blanches. Tu vois le bazar ? Elles ont toutes le même uniforme. Je n'ai rien contre les jeans et les bottes mais le problème, c'est la façon de les porter. Je trouve que cela manque de personnalité. Pourtant j'aime les fesses des femmes, pas de problème, je suis lesbienne (rires).
Comment alors résumer votre style musical ?
Je ne sais pas, je ne peux vraiment pas dire. Je n'y ai jamais pensé, je n'en ai pas le temps et je n'y penserai jamais (rires). Le jour où je le saurai, il sera trop tard à mon avis.
Selon vous, qu'est-ce qu'une bonne chanson ?
Une larme et un sourire.
Qu'est-ce qu'apporte la musique dans votre vie ?
Je ne suis pas heureux mais pas malheureux non plus (rires). Je me sens bien quand je suis sur une scène, je fais des disques pour en faire. Quand je fais un bon concert, je suis heureux. Je joue pour les gens et je les aime. Sans le public, je suis zéro. C'est grâce à lui que je suis libre et heureux. C'est un luxe, je suis vraiment tombé les fesses dans le beurre. Tu vois le bazar ?