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Violences conjugales. L'Adavi aide aussi les auteurs
En préambule à la Journée mondiale pour l'élimination des violences faites aux femmes (le 25 novembre), un colloque s'est tenu hier, à Vannes, sur la prise en charge des auteurs de violences. Le point avec Julie Wakim, juriste et coordinatrice de l'Adavi (*) 56. Les chiffres des violences volontaires et des dépôts de plainte sont à la hausse. Cela signifie-t-il que les victimes sont plus nombreuses ou bien qu'elles les déclarent plus ? Les femmes osent davantage parler de ces violences, voire déposer une main-courante, même si elles n'osent pas toujours passer le cap de la plainte en justice. Nous remarquons à l'Adavi une hausse des signalements des faits, notamment des violences réitérées ainsi qu'une augmentation de la gravité des faits. En 2007, nous avons reçu 549 victimes de coups et blessures volontaires dont les trois quarts étaient victimes de violences conjugales. C'est 30 % de plus que l'année précédente. Pourquoi agir à l'égard des auteurs de violences conjugales ? Il est important d'une part que les victimes soient aidées et prises en charge si nécessaire mais il est également primordial de prévenir le passage à l'acte ou la récidive. L'Adavi 56 a mis en place, en début d'année, une cellule d'accueil psychologique de prévention (CAPP) pour les auteurs de violences intrafamiliales qui intervient en amont de toute procédure pénale, c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu dépôt de plainte à l'égard de l'auteur. Quel est le but de cette cellule pour auteurs de violences ? Il s'agit avant tout d'une démarche basée sur le volontariat. Ces entretiens ne sont pas une alternative à une quelconque sanction, mais un espace privilégié pour parler. Le but est de faire comprendre à l'intéressé la portée de son geste et d'essayer de mettre un terme au processus de violence. S'il manifeste un problème de santé, on l'oriente vers d'autres professionnels. À ce jour, nous avons reçu une quinzaine de personnes dont trois femmes. * Association départementale d'aide aux victimes d'infractions pénales.



Pour Julie Wakim de l'Adavi 56, « il est primordial de prévenir le passage à l'acte ou la récidive de la part des auteurs de violences ». . Photo V.L.
Sources
Le Télégramme
22/11/2008
Rubrique: Morbihan
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