Menaces de mort avec arme. Un an ferme à l'amant violent
Trois ans d'emprisonnement, c'était la peine maximale encourue par le prévenu, pour violence avec arme et menaces de mort, hier après-midi, devant le tribunal correctionnel de Lorient.
C'est la peine prononcée par les juges à Dominique Pierre, un Lorientais de 51 ans, assortie d'un sursis de deux ans, soit un an de prison ferme, alors que le substitut du procureur en avait requis deux.
Amour conflictuel
C'est peut-être parce que les larmes et la version de la victime, ne les ont pas totalement convaincus. La gravité des faits n'est contestée par personne. Dominique Pierre a bien reconnu avoir « fait mine » de jeter le sèche-cheveux en marche dans la baignoire où se prélassait sa maîtresse. Pour lui faire peur et la forcer à écourter un bain dont la durée l'agaçait. Comme il a reconnu avoir, plus tard dans cette même nuit de jeudi à vendredi dernier, mis le canon d'un pistolet sur la tempe de cette dernière (Le Télégramme d'hier). L'épilogue d'une relation épisodique et tumultueuse qui durait depuis trois ans et demi, entre cette femme vivant en région parisienne et qui rejoignait régulièrement son amant pour quelques jours à Lorient. Chaque séjour se terminant plus rapidement que prévu après de violentes disputes. « Mais c'était un amour fusionnel », a expliqué la victime.
Une attitude qui étonne
L'avocat de Dominique Pierre a quand même relevé des faits troublants à la décharge de son client. Les faits ne se sont pas enchaînés, mais se sont étalés, en plusieurs épisodes, entre 22 h et 2 h 30, heure à laquelle la femme a finalement appelé la police. Qu'elle ne l'ait pas fait plus tôt ; qu'elle n'ait pas profité de l'absence de l'amant, entre deux flambées de violence pour fuir ; qu'elle se soit même ensuite mise au lit pour essayer de dormir, interpelle en effet.
Dominique Pierre a été maintenu en détention à l'issue de l'audience, autant pour éviter que de pareils faits se reproduisent, que « pour (le) protéger d'une éventuelle vindicte de la famille ».