Groix. 1.500 € d'amende pour abandon de cadavres de mouton
Une quinzaine de cadavres de moutons avait été découverts sur ses terres, en septembre 2006, à Groix. Le reste du troupeau était en mauvais état. La propriétaire du cheptel était convoquée, hier, devant le tribunal de Lorient, pour détention de cadavres d'animaux et mauvais traitements.
Le tribunal a d'abord rappelé la situation de la jeune femme, lors de son installation en juillet 2006 sur l'île. Arrivant de la région parisienne, cette jeune trentenaire souhaitait y développer un élevage ovin. Titulaire d'un diplôme en agronomie, elle pensait qu'elle en avait les capacités. « Je suis venue sur l'île car la municipalité avait lancé un appel pour trouver un éleveur afin de reconquérir ses friches », a expliqué la jeune femme, hier, à la barre.
Cheptel décimé
Elle se retrouve ainsi à la tête d'un cheptel de 180 moutons auxquels s'ajoutent neuf chevaux de trait et 25 alpagas. Mais deux mois après son installation, son troupeau commence à être décimé par une maladie d'origine bactérienne. C'est dans ce contexte que les gendarmes, le maire, les services vétérinaires et la SPA sont alertés, le 10 septembre 2006, par un touriste. Il voulait attirer leur attention sur la présence de cadavres de moutons sur les parcelles de l'exploitante et sur l'absence de soins en aliments et eau apportés à ceux, encore en vie.
Légèreté dans la gestion
L'avocate de la SPA, M e Camus-Rousseau, a sollicité 1.500 € de dommages et intérêts « pour les manquements dans les conditions dans lesquelles le troupeau était géré ». Tout comme la représentante du parquet, elle a dénoncé « la légèreté qui a accompagné son installation ».
« Au début, elle a, elle-même, procédé à l'enfouissement des cadavres, mais devant l'épidémie galopante, elle a été dépassée par la tâche car elle s'est trouvée confrontée à un cas de force majeure : l'absence de services d'équarrissage sur l'île », a défendu l'avocat de la jeune éleveuse, qui depuis a cessé son activité. Pour M e Furet, la relaxe s'imposait donc, d'autant, que, selon lui, les animaux recevaient tous les soins appropriés.
La procureure a réclamé contre la prévenue 1.500 € d'amende. Le jugement sera rendu jeudi prochain.