Gourin. Grande participation au championnat des sonneurs
Le splendide cadre du parc du château de Tronjoly, à Gourin, n'en est pas forcément la cause, mais le 52 e championnat de Bretagne des sonneurs, qui s'y déroulera ce week-end a suscité une grande participation.Si l'année 2007 s'était avérée un peu moins riche, au niveau de la participation, après le 50 e anniversaire l'année précédente, ce n'est pas le cas de cette 52 e édition du championnat des sonneurs.
Deux concours illustrent cette montée en puissance : celui des jeunes (le samedi) et celui des duos libres (éliminatoires le samedi, finale le dimanche), pour lequel huit manches qualificatives ont déjà eu lieu. « Dans les deux cas, on a été obligé de refuser du monde », souligne Philippe Grellier, membre de BAS (Bodadeg ar Sonerion) et l'un des trois coprésidents du comité d'organisation.
La promotion du concours, assurée par la fédération Bas auprès des bagadoù, a donc payé chez les jeunes. Et c'est encourageant pour la musique bretonne traditionnelle dont ils constituent désormais une base solide. « D'autant que sur le plan de la qualité, dans cette catégorie comme dans les autres, le niveau devient énorme. Aux éliminatoires, les différences entre les couples sont vraiment infimes ».
Les duos libres s'affirment
Les duos libres suivent la même évolution. Ont-ils vraiment leur place au sein d'une manifestation dédiée à la musique traditionnelle ? « Bien sûr », affirme Philippe Grellier, « d'autant que ce sont souvent les mêmes musiciens qui concourent en couples traditionnels comme en duos libres ». Et même s'il y a parfois des instruments quelque peu « exotiques », « pour la plupart, ils restent des engins traditionnels (clarinette, bombarde, accordéon) et tous, en tout cas, adaptés à une musique dont les racines plongent dans la tradition ».
Ça pousse derrière
Quant au championnat lui-même, il fait une nouvelle fois le plein, avec 21 couples koz (biniou-bombarde) et 19 couples braz (cornemuse-bombarde).
Là aussi, il y a un renouvellement, avec le retour d'anciens vainqueurs, mais surtout l'apparition, sur les podiums des manches qualificatives de nombreuses nouvelles formations. Les valeurs confirmées ne peuvent plus s'endormir sur leurs lauriers.