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Défense. Le service historique en mutation
Le service historique de la Défense n'est pas forcément connu du grand public, à moins de faire des recherches universitaires ou d'être généalogistes. C'est là, entre autres, que sont conservées les archives de la Marine. En pleine mutation, ce service redéfinit ses missions. C'est désormais à Lorient que le public pourra consulter ces documents. René Estienne, conservateur de Lorient et maître d'oeuvre de cette réforme, fait le point sur ces changements. Le service historique de la Défense se réorganise, qu'est-ce qui va changer ? Jusqu'à présent le service historique de la Défense est implanté sur dix sites, dont Vincennes, Cherbourg, Brest, Lorient, Chatellerault et Rochefort. Chaque site, équipé d'une bibliothèque, fonctionne de façon autonome et est en charge d'archives militaires, avec des collections de documents qui couvrent la période du XVII e siècle à nos jours. Mais les moyens dont nous disposons ne nous permettent pas d'être performants. Qui plus est, nous devons numériser ces archives. L'idée est de répartir nos moyens pour éviter que tout le monde travaille dans son coin. Chaque site va avoir une mission prioritaire. N'oublions pas que notre mission initiale, c'est d'être au service de la Défense. Cette réflexion est-elle dictée par une restriction budgétaire ? Le budget de la Défense nous oblige à faire des choix. Mais si on ne se réorganise pas, on ferme. On ne peut pas rester comme nous sommes actuellement. Concrètement, quel avenir pour Brest et Lorient ? Brest et Cherbourg vont s'occuper de l'instruction des archives contemporaines, soit les trente dernières années jusqu'à nos jours, et vont perdre leur salle de lecture au profit de Lorient. Rochefort va se concentrer sur la vieille marine, du XVII e siècle à la Seconde guerre mondiale. Mais que les choses soient claires, nous ne fermerons aucun site, même si cela ne fait pas plaisir de fermer les salles de lecture. Les chercheurs et les généalogistes qui fréquentent ces services devront donc venir à Lorient ? Oui, ils seront obligés de venir ici. Mais d'ici peu, 100 % des collections seront accessibles en ligne puisque tout va être numérisé. Mais attention, les fermetures des salles de Brest et Cherbourg ne se feront pas avant juin 2010. On ne veut pas pénaliser les universitaires qui font de la recherche où les généalogistes. Cette mutation est prévue pour quand ? Ce dossier, dont les grandes lignes sont élaborées, doit être bouclé pour la fin de l'année, pour une mise en route au premier semestre 2008. Cette mutation doit être terminée au 1 e r janvier 2012. Quant aux fermetures, nous allons conserver tous les postes et il n'est pas question de muter les gens. À Brest, par exemple, où ils sont seize pour l'instant, nous allons renforcer le soutien opérationnel et à Lorient, sept personnes actuellement, nous devrions avoir plus de personnel pour l'accueil et le conseil.



René Estienne, conservateur de Lorient, est catégorique : « Si on ne se réorganise pas, on ferme ». (Photo L.M)
Sources
Le Télégramme
10/10/2007
Rubrique: Morbihan
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