Snes finistérien. Jour de rentrée et premiers grognements
Suppressions de postes, classes surchargées... Hier, à Quimper, le Snes (*) a dressé un tableau alarmiste de la rentrée dans le Finistère. Dénonçant la suppression de 8.770 postes au niveau national, le secrétaire Pascal Coignec a, notamment, déploré que « dans le lot, 3.500 postes ont été cassés en heures supplémentaires. Ça, les collègues n'en veulent pas ! ».
Le gouvernement propose aux enseignants d'effectuer trois heures supplémentaires en échange d'une prime de 500 €. « Ce sont des heures supplémentaires payées 20 % de moins que les heures normales », s'emporte Pascal Coignec. Il voit dans la prime de 1.500 € allouée par le gouvernement aux professeurs débutants, une sorte de « constat d'échec de la politique salariale ».
Réserve « infime »
de remplaçants
Autre sujet de grogne, la situation préoccupante des titulaires de zone de remplacement. « Ils sont 1.500 dans l'académie. Certains sont affectés sur deux établissements, voire trois, et jusqu'à 50 km de distance, sans indemnités de déplacement », dénonce Jean-Marc Clery, membre du bureau. Du fait de la réduction de postes, le syndicat craint que « la réserve de remplaçants ne se révèle vite insuffisante lorsque les besoins vont apparaître dans les semaines à venir ».
Alléger les effectifs
Quant à l'accompagnement éducatif dans les collèges, les syndicalistes pensent que cela pourrait se faire de manière plus efficace « durant les cours, si les classes étaient moins surchargées ». Une mesure prise pour aider les jeunes dont les parents ne peuvent financer des cours de soutien. « Des cours dispensés par des sociétés privées et ouvrant droit à un crédit d'impôt de 50 % ». Un autre usage de l'argent public que critique le Snes.
Aujourd'hui, les organisations syndicales de la FSU, le Sgen-CFDT, SUD-Education et le Sden-CGT, se retrouveront à 17 h, à la Maison du peuple, à Brest, pour définir les modalités d'action pour le 11 septembre. D'ores et déjà, le Snes a déposé un préavis de grève.
* Syndicat national des enseignants du second degré.