Refus de dérogation. Les parents des collégiens ne désarment pas
« Tous mes copains sont à Mescoat », « Où je vais l'année prochaine ? » ou encore « Mon frère à Landerneau, ma soeur à Daoulas, et moi et moi et moi », les slogans arborés, hier matin, devant l'inspection d'académie, à Quimper, en disaient long sur l'incompréhension des enfants et de leurs parents.
Le courrier du conseil général, daté du 26 juin, leur signifiant purement et simplement un refus à leur demande de dérogation pour l'entrée de leur enfant au collège de Mescoat à Landerneau, est tombé comme un couperet.
« On a le sentiment qu'ils n'ont pas regardé les dossiers et que tout a été refusé en bloc », commentait, hier, une maman. De plus l'argument avancé selon lequel les capacités du collège sont atteintes ne tient pas. 802 collégiens sont inscrits pour la rentrée de septembre alors que le seuil limite est de 850 et que l'an dernier, l'effectif était de 871 élèves. Les cas particuliers de ces 16 familles habitant dans des communes voisines de Landerneau (Saint-Thonan, Mescoden, Ploudaniel, Saint-Eloi ou Plouédern) mais hors secteur scolaire méritent pourtant d'être considérés.
Des situations difficiles
Cette décision place en effet certaines d'entre elles dans des situations difficiles. On propose ainsi à un élève d'aller au collège de Lesneven, situé à 15 km de son domicile alors que le collège de Landerneau est à 4 km. D'autres devront aller à Guipavas ou Daoulas alors que leurs frères ou soeurs sont au collège de Mescoat. Se pose aussi le problème de l'absence de transports collectifs. Ils ont fait un recours gracieux auprès de l'inspecteur d'académie avec copie au recteur d'académie, au président du conseil général et au ministre de l'Éducation nationale mais refusent d'attendre une réponse sans bouger.
Leur mobilisation a porté ses fruits puisqu'ils ont obtenu une entrevue, hier matin, avec le secrétaire général de l'inspection académique, Grégory Chevillon, et ont été reçus dans l'après-midi au conseil général. Une écoute dont ils espèrent une issue positive.