Qualité des eaux. Les progrès sont lents et le temps presse
Pas de triomphalisme. Le bilan 2007 de la qualité des eaux douces et littorales ne dit pas que le combat est gagné. Il reste peu de temps pour atteindre les objectifs 2015 et les progrès sont lents.
Nitrates dans les eaux superficielles. Les teneurs moyennes sont en légère augmentation en 2007. Cela s'expliquerait par une pluviométrie supérieure (printemps et été pluvieux) d'où un lessivage accentué de l'azote.
Des dépassements de la concentration maximale de 50 mg/l sont toujours observés sur les trois points de prélèvement de l'Horn, l'Aber Wrac'h et le Kermorvan dans le Léon.
Baisse dans les eaux souterraines. En revanche, les teneurs moyennes dans les captages d'eau souterraine continuent à baisser. 33,9 mg/l contre 34,6 en 2006.
Nitrates au robinet. La valeur limite a été dépassée en moyenne annuelle dans une partie d'une seule commune (Saint-Thurien). Des dépassements ponctuels ont été observés dans six autres communes : Cléden-Cap-Sizun, Goulien, une partie d'Elliant, l'autre partie de Saint-Thurien, Lannilis et Plouguin. Cette situation est liée à l'amélioration de la qualité des eaux de captage souterrain et à une meilleure gestion des mélanges d'eau.
Bactériologie. Le contrôle des germes à l'origine des maladies d'origine microbiennes (bactéries, virus) fait ressortir un taux très élevé de conformité (99 %).
Périmètres de protection. 73 % des captages sont protégés (157 sur 214). La diminution des teneurs en nitrate y est plus rapide. Dix prises d'eau en rivière sur 36 sont aussi protégées.
Pesticides. Vingt et une prises d'eau en rivière connaissent des dépassements des concentrations maximales admissibles dans les eaux traitées. La qualité des eaux distribuées est généralement conforme après traitement correctif.
Sur les 83 captages d'eau souterraine contrôlés, huit ont présenté un dépassement.
Phosphore. Même si la totalité des stations de mesure sont en bonne ou en très bonne qualité, l'augmentation des teneurs en phosphore dans les sols constitue un risque de migration dans les eaux de surface en cas d'érosion. D'où la nécessité de limiter les apports sur les terrains agricoles en provenance des élevages.
Zones de pêche à pied. Pas d'évolution. Un point a été classé de mauvaise qualité en 2007 et interdit pour la pêche à pied récréative.
Concernant le phytoplancton toxique, le nombre de jours d'interdiction de ramassage de coquillages a diminué (402 au lieu de 775). Seul le dinophysis a été détecté sur 8 sites au lieu de 11 en 2006.
Eaux de baignade. Les 1.611 prélèvements d'échantillon ont conduit au classement de 212 plages, soit 91,8 % des plages, en catégorie A (bonne qualité) ou B (qualité moyenne). 18 plages ont été classées en C (pollution momentanée) ou une en D (mauvaise qualité) en 2007.