Pêche. Le conseil général dévoile sa stratégie
Forte de quelque 10.000 emplois, la filière pêche pèse dans l'économie finistérienne. Le conseil général vient d'établir sa stratégie pour l'aider à sortir de la crise.
Le Finistère veut soutenir ses marins pêcheurs. C'est le message adressé par Pierre Maille, le président du conseil général, et Annick Le Loch, la conseillère générale de Pont-l'Abbé coiffée d'une nouvelle casquette de conseillère déléguée à la pêche.
Validée il y a quelques jours par l'assemblée départementale, la stratégie présentée hier est la réponse du conseil général aux inquiétudes formulées ces derniers mois sur les quais. Propriétaire des ports de pêche, il entend dépasser sa politique d'accompagnement et de soutien. « Au-delà de l'emploi et d'un patrimoine culturel, il s'agit d'établir de quelle façon nous pouvons accompagner la pêche finistérienne », explique Pierre Maille.
Rationalisation
écolabels...
Dépendante de la politique communautaire, la pêche finistérienne doit s'organiser pour faire face à ses difficultés. C'est le sens qu'entend donner la stratégie dévoilée par le conseil général.
Pour y parvenir, la filière doit s'organiser selon Pierre Maille : « Il n'y a pas d'esprit de filière, alors que je suis convaincu que la pêche fraîche est porteuse d'une image utile à tous », explique-t-il sans détour. Conséquence, le Département souhaite continuer à aider la profession à se structurer.
Dans l'esprit des contrats bleus, « la pêche durable et responsable doit également se faire connaître ». Une évolution que le Département entend également accompagner, évoquant la piste des écolabels. L'allégement des charges portuaires par la rationalisation des outils est aussi l'un des axes de cette stratégie pour la filière pêche qui ne fait pas l'impasse sur les cultures marines.
Aides au renouvellement
Mais l'avenir passe d'abord par l'accompagnement des mesures permettant de rendre son attractivité à la filière. « L'un de mes regrets est que la partie la plus visible de la politique communautaire, ce sont les plans de casse, explique Annick Le Loch. Dès que les règles communautaires le permettront, nous sommes disponibles pour aider l'installation des jeunes et le renouvellement des navires anciens. La pérennité de l'activité passe d'abord par là ».
Une volonté politique soumise à la bonne volonté de l'Europe dont le conseil du 15 juillet est attendu en la matière. « L'Europe, c'est 5 % de la pêche mondiale. On affaiblit nos territoires alors que ce n'est pas nous qui affaiblissons la ressource », poursuit Annick Le Loch.
Le conseil général établira son programme d'aides en fonction des politiques européennes et nationales.