Nageurs-sauveteurs. Formation de choc
Avec son expérience unique du sauvetage en mer, la SNSM forme des jeunes à la surveillance des plages. Hier, un naufrage dans l'anse de Camaret a été simulé dans ce cadre.Un bateau vient de couler et ses quinze passagers sont à l'eau. Le naufrage est fictif mais il y avait bien quinze personnes à la mer hier matin dans l'anse de Camaret - en combinaisons certes - mais dans une eau à 11º, avec petite houle et brouillard. Ce sont des nageurs-sauveteurs diplômés qui simulent, pour les besoins de leur centre de formation, différentes pathologies. Panique, signes d'hypothermie, bras cassé... Certains ont gagné les rochers, à raison, mais cela compliquera les opérations de récupération. Le canot de la SNSM est en train d'appareiller, une équipe médicale à son bord, tandis qu'une vingtaine d'apprentis sauveteurs sont partis en avant, sur des coques rapides. Dans le même temps, les pompiers installent un poste médical avancé au plus près du lieu du naufrage...
Un job assuré
Avec cet exercice de récupération de victimes à la mer, avec réanimation d'urgence et intervention sur côte dangereuse, les élèves décrocheront (ou pas...) le diplôme d'État de nageur-sauveteur. La fin d'un parcours de deux ans en moyenne. Il faut en effet cumuler pas moins de 700 h d'entraînements et stages divers pour y prétendre. Une formation qu'ils paient de leur poche, mais qui garantit à ces jeunes, étudiants pour la plupart, des emplois saisonniers très correctement rémunérés, car à forte responsabilité. Une formation qui aura également du poids sur un CV. Elle comprend notamment deux brevets de premiers secours, du niveau de ceux des pompiers, un permis mer côtier, un certificat de radiotéléphonie restreinte et un brevet national de sauvetage aquatique.
Le centre de formation de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) est à Brest. Renseignements sur http://cfsnsm.brest.free.fr/