Musique. Le joli coup de pub de Robin Foster
La musique rock de l'Anglo-brestois Robin Foster va habiller la campagne mondiale de publicité d'une grande marque de parfum pour hommes à la rentrée.Robin Foster ne peut pas en dire davantage pour l'instant, mais l'affaire est entendue. « Un morceau du disque "Elsewhere" a été retenu pour être diffusé sur une publicité qui sera retransmise au niveau mondial ». Voilà pour le moment, « on nous a demandé de ne pas révéler la marque, on peut juste dire qu'il s'agit d'un parfum pour homme ». Dont acte.
Une échelle vite montée
Pour autant, cette nouvelle sonne comme un triomphe pour ce musicien britannique de naissance et Brestois d'adoption, qui il y a encore deux ans comptait ses visites sur le site internet myspace. « Depuis que j'ai mis "Disco Ouessant" en ligne, je gravis un par un les barreaux d'une échelle. Je ne sais pas où va s'arrêter l'échelle, mais c'est passionnant ». À ses côtés, le tout jeune producteur brestois Damien Litaud, qui vient de fonder « Last Exit Records » avec trois francs six sous et par là même le disque de Robin Foster, jubile. « On sait comment ça se passe. Les internautes vont chercher qui est le groupe de telle ou telle pub. Pour le disque, c'est une véritable aubaine ».
2009, « fuckin » année
Ce succès doit aussi beaucoup au réalisateur de la publicité, le Britannique Sean Ellis (il a aussi tourné « Cashback », film délicieux) qui défend depuis un moment la musique de Robin Foster. « Mais rien n'était joué. Nous avons dû passer par une agence de pub qui a fait des tests auprès des clients. Nous avons été mis en concurrence », rapporte Robin Foster, qui sait que « manifestement, le public test a été unanime sur le morceau ». Ne restait plus qu'à retourner en studio pour « raccourcir un morceau d'environ cinq minutes en vingt secondes. C'est une drôle d'expérience », commente le compositeur, hilare.
Bercé depuis toujours par les musiques de film, celui qui devient « Never meet your heroes » quand il monte sur scène avec son groupe, vit un rêve de gosse même si le secret pèse encore un peu sur cette opération d'envergure. A-t-il d'autres projets au cinéma ? Il sourit, « je ne peux pas dire encore. Tout ce que je sais, c'est que nous venons de signer avec un tourneur parisien, puisque les locaux nous ont refusés et que 2009 sera une « fuckin' année ». S'il le dit...