Incendie à Carhaix. Trois hommes interpellés
L'incendie qui a ravagé ce week-end un immeuble de la grande rue de Carhaix était bien d'origine criminelle. Un homme, âgé de 27 ans, a été placé en détention provisoire.
Dans la nuit de samedi à dimanche, un immeuble de la grande rue de Carhaix a été ravagé par les flammes. Tous les occupants ont évacué rapidement les lieux, à l'exception d'une dame vivant au premier étage. Les pompiers ont finalement réussi à la secourir. Elle n'a fait qu'un bref passage à l'hôpital. Le pire a été évité.
Expertise psy demandée
La thèse de l'incendie volontaire est aujourd'hui confirmée. L'auteur présumé, identifié dès le lendemain des faits par les gendarmes, serait un jeune homme âgé de 27 ans, sans domicile fixe, vivant la majorité du temps dans la région quimpéroise. Un pyromane ? Peut-être. Le procureur de Morlaix a demandé une expertise psychiatrique. Mais cela n'expliquerait pas tout.
Cet acte serait, en fait, le dernier épisode d'un règlement de comptes. Le procureur de la République a ouvert une information judiciaire pour faire toute la lumière sur cette affaire qui, selon lui, aurait commencé samedi après-midi dans un supermarché carhaisien.
Ce jour-là, un homme de 35 ans, domicilié dans la commune, provoque un autre individu. Les protagonistes en viennent aux mains et l'agresseur originel se fait sévèrement corriger. Ce dernier s'en va alors retrouver deux connaissances. Le trio décide de mener le soir même une expédition punitive dans l'immeuble du « bagarreur de supermarché ». Une fois sur place, les trois hommes constatent l'absence de leur victime. Galvanisés par l'alcool, ils auraient alors décidé de fracturer la porte de l'appartement. L'incendiaire présumé aurait pris seul l'initiative d'allumer le feu - à l'aide d'un briquet et de substances inflammables -, et de commettre le même forfait dans un appartement voisin dont la porte avait été fracturée quelques jours auparavant par des cambrioleurs.
En détention provisoire
L'incendiaire présumé a été placé en détention provisoire. Il risque une peine de dix ans d'emprisonnement. L'ami bagarreur, à l'origine de l'affaire, devra se soumettre à un contrôle judiciaire avant de s'expliquer devant un tribunal correctionnel. Le troisième larron est ressorti libre de sa garde à vue, sa participation aux faits ayant été jugée moindre par le procureur de la République.