Festival du film court. Richard Bohringer dans le jury
Le 23 e festival du film court de Brest se tiendra du 8 au 16 novembre. Outre les rendez-vous habituels, l'événement s'ouvre à la musique en entrée et invite Richard Bohringer.Il est encore trop tôt pour présenter le frisson cinéphile de l'automne à Brest in extenso, mais enfin. Le programme de cette semaine gargantuesque s'affine et l'équipe d'organisation a dévoilé, hier, les jalons exceptionnels qui donneront le tempo à ce festival aux (presque) 45.000 sièges occupés.
S'il n'est pas nécessaire de revenir outre mesure sur l'adaptation de la BD de Kris et Davodeau en BD concert, le lundi 10 au grand théâtre du Quartz (notre édition du 8 octobre), il est en revanche souhaitable de détailler quelque peu la soirée d'ouverture du samedi 8 novembre.
La musique s'invite
en ouverture
Habituellement fidèle au vieux cinéma Mac Orlan de Recouvrance, la soirée va migrer cette année à la Carène, pour cause de travaux dans le lieu rituel.
« Nous ne voulions pas juste arriver avec des séries de films mais bien nous adapter au lieu qui nous accueille », fait valoir Philippe Coquillaud, directeur de Côte-Ouest, l'association organisatrice du festival. Un écho reçu favorablement du côté de la salle des musiques actuelles du port qui a imaginé une soirée où images et sons s'entremêleront à loisir entre la grande et la petite salle, ainsi que dans le hall. Concerts sur des images (grand orchestre de rock, Sam Callow...), images de concert (la collection de Jo Milgram sur les légendes du jazz, par exemple) ou courts métrages explorant le son sont au programme des réjouissances pour une entrée en matière imaginative et résolument festive.
« The Broken »
en avant-première
Du son, il en sera encore question le vendredi 15 novembre, au Multiplexe, le complexe du centre-ville. Là, le cinéaste britannique Sean Ellis, lauréat à Brest en 2004, viendra présenter, en avant-première, son nouveau film, « The Broken ». Mais en lever de rideau, le cinéaste fera appel à son ami musicien brestois Robin Foster, qui a habillé sa publicité pour Hugo Boss, et ils délireront ensemble sur un montage des meilleures scènes du cinéma d'épouvante.
Bref, de quoi donner un air encore plus avantageux à ce festival en progression constante qui fera la part belle, cette année, au nouveau cinéma italien et qui a invité dans son jury une « gueule » du cinéma français, Richard Bohringer. « Ce ne sera pas le président du festival, annonce-t-on, nous le dirons plus tard. Mais c'est une surprise ». Ce qui en fait tout de même beaucoup cette année.
Renseignements
www.filmcourt.fr