Concarneau. Les Filets bleus retrouvent le sourire
Les Filets bleus, à Concarneau, ont pu oublier toutes leurs difficultés hier, le temps d'une fête bel et bien réussie, sous le soleil. Avec une estimation de 25.000 visiteurs sur deux jours, la vieille dame a retrouvé des couleurs.
« Pour un festival qui a failli ne pas avoir lieu, on est plutôt content ». Hier soir, alors que les binious et bombardes résonnaient encore un peu partout, en ville, le président des Filets bleus, Olivier Bellec, se sentait soulagé. Soulagé de voir que le second jour de fête avait été épargné par la pluie, contrairement à un samedi bien arrosé. Soulagé aussi de voir que le public était au rendez-vous, en dépit de toutes les tempêtes traversées ces derniers mois, et des lourdes menaces d'annulation.
Des appels entendus
À l'arrivée, c'est un festival resserré dans la durée et dans son budget, délocalisé d'une place à l'autre de Concarneau, qui a été proposé. Et les appels à la solidarité du public, lancés par les organisateurs et dopés par cette belle parenthèse de beau temps, ont été entendus.
9.000 entrées payantes hier, une affluence estimée par les organisateurs à 25.000 sur les deux jours, des sourires sur toutes les lèvres, hier soir... L'ambiance était bien au beau fixe. Même si un gros travail attend l'association. Car il s'agissait bien là d'un festival de transition, avec la ferme intention de rebondir, l'an prochain. Et ce même si les tensions passées ont laissé des traces. « Malgré les difficultés, les Filets bleus vont perdurer, se réconfortait Olivier Bellec. Cette fête appartient à l'histoire de Concarneau. Mais le prochain bureau aura un gros travail de réflexion à faire, pour qu'une nouvelle formule émerge ».
Un petit air militant
Et puis, il y a cette menace de projet de loi sur les spectacles animés par des bénévoles, qui pèse sur bien des festivals et qui, hier, a fait l'objet de nombreuses interventions, tout au long de la fête. Banderole portée au-devant des défilés, discours, pétition... Au point de donner un petit air militant et rebelle à une des doyennes des fêtes traditionnelles. Pas de doute, malgré ses 103 ans et ses récents soucis de santé, la vieille dame a encore du ressort.