Assises. Poursuivi pour viols par sa petite-fille
Un septuagénaire répond depuis hier devant la cour d'assises du Finistère de viols sur sa petite-fille, entre 1988 et 1991, à Lesneven. Un dossier qui en a réveillé d'autres.En 2006, la plaignante était âgée de 25 ans lorsqu'elle décida de porter plainte à la gendarmerie de Lesneven. Selon elle, son grand-père l'aurait violée au moins à cinq reprises, entre 1988 et 1991, soit de ses sept à dix ans. À chaque fois, les faits auraient été commis dans le garage, lorsque la petite-fille était confiée à ses grands-parents.
La naissance de son enfant l'aurait poussée à porter plainte afin de le protéger du « pépé ». Incarcéré depuis deux ans, ce retraité de 77 ans avait reconnu les faits à l'issue de sa quatrième audition en garde à vue, avant de se raviser devant le juge d'instruction, invoquant une pression des gendarmes.
Il reconnaît des viols
sur ses trois filles
Hier, il a nié tout geste envers sa petite-fille. Comme il a réfuté des accusations de deux autres de ses petites-filles, entendues comme témoins et qui évoquaient des agressions sexuelles entre 1983 et 1986. « Je conteste, je n'ai jamais touché mes petites-filles. Elle a sans doute porté plainte contre moi car je n'ai pas été puni vis-à-vis de sa mère », s'est défendu le septuagénaire à la voix fluette.
Particularité de ce dossier, le grand-père a bien reconnu des viols, mais ceux commis sur ses trois filles alors qu'elles avaient entre 8 et 16 ans, dans les années soixante et soixante-dix. Des faits aujourd'hui prescrits mais qui étaient évidemment au coeur des débats.
« Cette affaire arrive 26 ans trop tard, il a détruit tant de familles », a déploré le père de la petite-fille. Lui avait tenté, en vain, de faire bouger les choses en 1983 en mettant sur pied une réunion de famille. Mais à l'époque, ni les filles de l'accusé, ni sa femme n'avaient signalé les faits aux forces de l'ordre. Et le gendre s'était fait éconduire par le grand-père avec un fusil.