Allogreffes pédiatriques. Le dossier brestois enlisé
La décision concernant la poursuite ou non des activités d'allogreffes et de neurochirurgie pédiatriques au CHU de Brest a été reportée de six mois en décembre dernier. Le projet actuel de schéma interrégional d'organisation sanitaire pour l'interrégions Ouest (Bretagne, Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes) prévoit seulement le maintien de deux sites à Rennes et Nantes.
Pas de réponse
aux courriers
Dans notre édition du 11 janvier, nous avions évoqué le froid qu'avait jeté la réponse de la ministre Mme Bachelot à une question posée par le député Jacques Le Guen.
Aujourd'hui, c'est le silence de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) de Bretagne qui inquiète le collectif de parents d'enfants greffés qui a écrit le 30 janvier à Antoine Perrin, nouveau directeur de l'ARH, pour lui demander un rendez-vous.
De son côté, l'association Céline et Stéphane a écrit le 3 février à Carine Camby, directrice de l'Agence de biomédecine, qui a émis deux avis contre le dossier brestois. L'association a rappelé la position des élus et des usagers réunis au sein du Cros (Comité régional d'organisation sanitaire) de Bretagne le 13 novembre qui ont estimé que ces activités brestoises « étaient un acquis intangible et un service rendu à la population d'Ouest Bretagne ». Un autre courrier de l'association a aussi été adressé à Nicolas Sarkozy, pour rappeler que « la suppression de ces activités à Brest ne générera aucune économie de moyens, mais un surcoût pour l'assurance-maladie du fait du transfert des patients ».
Départ
du directeur du CHU
« Notre combat est aujourd'hui aussi fragilisé par le départ du directeur du CHU de Brest qui avait bien défendu notre dossier », déplore le Pr Berthou, chef du service d'hématologie. Âgé de 61 ans, Louis Rolland est directeur du CHU de Brest depuis 14 ans, son contrat qui se termine en mars ne sera pas renouvelé. Une autre affectation doit lui être proposée.