Agression à Brest. Le restaurateur est décédé
Jean-Michel Tonnard n'a pas survécu au coup de tête qu'il a reçu samedi soir, à la fermeture de son restaurant brestois La Pensée Sauvage, rue d'Aboville.
Le restaurateur âgé de 48 ans était en état de mort cérébrale dès son arrivée à l'hôpital, dans la nuit de samedi à dimanche. Maintenu sous respiration artificielle, il n'y avait aucun espoir de le ramener à la vie.
C'était une étape incontournable du Brest « by night », un restaurant comme on n'en fait plus avec un patron, cuistot jusqu'au bout des ongles, qui vous préparait ses copieux foies gras, confits de canard et cassoulets avec son habituelle rasade de bonne humeur. On venait autant se régaler que s'amuser dans ce resto familial où une bonne partie de la clientèle se connaissait. Et si ce n'était pas le cas, « Jean-Mi » jetait des passerelles entre les tablées, à coups de bons mots et de blagues potaches. Alors, ça parlait fort, ça braillait, ça chantait jusqu'à la fermeture... avant de poursuivre la piste jusqu'au bout de la nuit.
Jean-Michel Tonnard s'était fait un nom du temps du Tire-Bouchon, un des restaurants phare des années 80 à Brest.
Et depuis 18 ans, sa Pensée Sauvage ne désemplissait pas. Le week-end, ceux qui n'avaient pas réservé rebroussaient chemin, toujours avec le bon mot de la serveuse ou du patron.
Mort sans raison
Samedi soir, alors qu'il venait de fermer son établissement, le restaurateur a croisé la route de deux individus. Ils auraient échangé quelques mots. L'un d'entre eux, portant une capuche, l'a laissé passer puis l'a rattrapé quelques mètres plus loin pour lui asséner dans sa course, un coup de tête d'une violence inouïe. Sans raison, le plus gratuitement du monde. Hier soir, les deux hommes n'avaient toujours pas été retrouvés.