TGV. Le budget sur de bons rails
Consensus politique autour du projet « Bretagne à grande vitesse ». La Région
et les quatre départements bretons se sont engagés hier sur les sommes à investir pour moderniser le réseau ferré. Reste à obtenir le feu vert de l'État.
« Un acte politique fort », pour Jean-Yves Le Drian, le président de la Région. « Un moment historique », pour Daniel Delaveau, président de Rennes métropole.
Hier, la Région, les présidents des quatre départements bretons ainsi que les communautés d'agglomération de Rennes et de Saint-Malo ont paraphé le montage financier qui devrait permettre, d'ici 2014, de relier Paris à Brest et Quimper en tout juste trois heures, grâce au TGV.
Les collectivités bretonnes s'engagent ainsi à débourser plus d'1,1 milliard d'euros dans ce programme de « Bretagne à grande vitesse », considéré comme vital pour le développement de la région. Reste maintenant à convaincre l'État et Réseau ferré de France d'apporter chacun un milliard d'euros pour boucler le budget. « Les territoires sont en concurrence et d'autres projets existent dans d'autres régions mais le rêve est à portée de main », s'est laissé aller à l'enthousiasme, hier, Claudy Lebreton, président du conseil général des Côtes-d'Armor. « Notre cohésion et notre détermination nous donnent des avantages certains », estime pour sa part Joseph Kerguéris, son homologue du Morbihan.
Début des travaux
en 2010 ?
Un consensus politique matérialisé par une solidarité en espèces sonnantes et trébuchantes : plus de la moitié de ce milliard sera pris en charge par la Région mais chaque département mettra la main à la poche pour des travaux qui concernent à la fois l'aménagement d'une ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes (sur laquelle les régions Bretagne et Pays de la Loire travaillent de concert) et la modernisation des axes Rennes-Brest et Rennes-Quimper.
Une fois le feu vert du ministère des Transports obtenu, les travaux pourraient démarrer en 2010 pour s'achever en 2014. Alors que les expropriations avancent à bon train, Jean-Yves Le Drian se veut optimiste sur cette échéance. « Mieux vaut une procédure longue qu'une procédure qui échoue. (...) Mais il n'y a plus rien aujourd'hui pour retarder ce calendrier. »