Services. Les maires veulent reprendre la main
L'antenne costarmoricaine de l'Association des maires de France (AMF), dont le président René Regnault a été reconduit en juin, a des projets pour revisiter la démocratie locale.
« Sur les 373 communes que compte le département, 367 sont adhérentes à l'AMF 22. Nous rassemblons 99 % de la population du département sur la base du volontariat, ce qui contribue à notre force et à notre crédibilité. »
Sortir d'une position
défensive systématique
René Regnault, le président de l'AMF 22, se félicite de la représentativité de l'association qu'il préside. Une représentativité géographique, démographique, et politique : le maire (PS) de Saint-Samson-sur-Rance a présenté lui-même vendredi, le nouveau secrétaire général, Gérard Bertrand, porte-parole au sein de l'association de la sensibilité divers droite. De quoi donner un peu plus de poids à la démarche lancée par l'AMF sur les services de proximité pour sortir d'une « position défensive systématique » face à l'Etat.
« 5.000 citoyens cibles »
La première étape de cette démarche a pris la forme d'un questionnaire aux thématiques variées (santé, transport, sécurité), distribué à 5.000 « citoyens cibles ». Le but avoué est de trouver des réponses raisonnables pour améliorer les services de proximité. Sur le sujet, Gérard Bertrand a sa petite idée. Pour le secrétaire général, les élus locaux ne doivent pas hésiter à s'appuyer sur les nouvelles technologies.
Bref, les maires veulent reprendre l'initiative alors que ces derniers mois, ils ont dû faire face à des « mesures au canon » imposées par l'Etat. Car l'AMF 22 considère que le gouvernement va trop vite, et elle constate que cette précipitation provoque de la résistance. « L'État n'a pas voulu accompagner le processus de décentralisation, mais avec ce projet nous nous plaçons dans une position constructive » conclut René Regnault. Presque une profession de foi.