Le Snes et la rentrée 2008. Une « véritable casse de l'école »
La rentrée scolaire prochaine, présentée par le recteur d'académie (Le Télégramme de mardi), « s'annonce extrêmement mauvaise », selon le Snes Bretagne. « Il ne s'agit plus de dégradation, mais de véritable casse de l'école », s'alarme Michelle Carmès, secrétaire académique du syndicat d'enseignants du secondaire.
La raison principale de la colère syndicale : les suppressions de postes d'enseignants dans les lycées et collèges bretons. « Le ministère retire 205 emplois, 86 au titre de la baisse des effectifs d'élèves, et 119 pour transformation en heures supplémentaires », rappelle Michelle Carmès. Des raisons qu'elle conteste. Pour le syndicat, la diminution du nombre d'élèves ne justifie pas une telle diminution du nombre d'enseignants.
Quant aux heures supplémentaires, elles vont passer de « 6 % de la dotation globale aujourd'hui » à « plus de 10 % à la rentrée prochaine ». Selon la responsable syndicale, « rien n'indique que les enseignants vont accepter ce travail supplémentaire », alors que « le temps de travail des enseignants est évalué à au moins 40,5 heures hebdomadaires par le ministère lui-même ». Elle remarque également que « les suppressions de postes ne seront pas couvertes par les départs à la retraite », ce qui se traduira par des « difficultés de réaffectation », et des « licenciements de non-titulaires ».
Côté élèves, le Snes considère que les mesures annoncées vont réduire la qualité et l'offre d'enseignement, nuire à la lutte contre l'échec scolaire, et accentuer les disparités entre élèves.
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