Pontivy. La serveuse retrouvée morte
Stéphanie Ropers, 22 ans, a été retrouvée morte, mercredi soir, à Crédin. La jeune femme avait disparu, dans la nuit de mardi à mercredi, après la fermeture du bar où elle travaillait (Le Télégramme d'hier).
Il n'aura fallu que quelques heures, après sa disparition, pour retrouver le corps de la jeune serveuse.
Stéphanie Ropers, née en 1985, était employée depuis deux ans au pub Le Tavistock, situé près de la gare routière de Pontivy. Mardi soir, elle était chargée d'assurer seule la fermeture de l'établissement.
La caisse disparaît
Dès mercredi matin, son patron alertait les gendarmes, sur la base d'éléments jugés suspects. Le fonds de caisse aurait notamment disparu. La voiture de la jeune femme était garée dans le quartier, à proximité du bar, mais à un autre emplacement que celui où elle l'aurait stationnée la veille, au moment de prendre son service. Les portes du véhicule étaient ouvertes et les enquêteurs auraient retrouvé ses clefs et celles du bar dans l'habitacle.
C'est au moment où Stéphanie aurait dû reprendre le service, mercredi, à 19 h, que ses proches ont appris la terrible nouvelle.
Vers 17 h 30, le corps d'une jeune femme venait d'être retrouvé par un couple de promeneurs (lire ci-dessous). Il gisait dans le fossé d'un chemin en terre menant à une retenue d'eau de station d'épuration, au lieu-dit La Béchette, sur la commune de Crédin, située à une vingtaine de kilomètres de Pontivy.
« Une affaire criminelle »
Les enquêteurs n'ont pas tardé à faire le lien entre les deux affaires. Hier, à 15 h, le colonel Michel Coat, commandant de la gendarmerie du Morbihan, confirmait l'identité de la victime, devant le poste de contrôle, installé dans la salle des fêtes de Crédin. « Nous sommes clairement face à une affaire criminelle », se limitait-il à déclarer, sans pour autant préciser les circonstances de la mort.
L'enquête a été placée sous la direction de la section de recherches de la gendarmerie de Rennes. Entre la découverte du corps et hier après-midi, jusqu'à 180 militaires ont été mobilisés sur la zone, protégée par un vaste périmètre de sécurité.
Le renfort des gendarmes mobiles de Saint-Malo, Noyons et Dreux a permis de passer le secteur au peigne fin. Alors que les techniciens en investigations criminelles se concentraient sur la scène de crime, des plongeurs devaient intervenir sur les plans d'eau alentours.
Dans le même temps, l'enquête dite de proximité se poursuivait dans le centre-ville de Pontivy, autour du lieu de travail de la jeune serveuse. Chaque riverain et chaque commerçant devaient être interrogés.
Entièrement
dénudée
Le corps de la victime a été transporté, hier midi, à l'Institut médico-légal, pour autopsie.
On sait d'ores-et-déjà que la jeune femme a été retrouvée sous des branches, entièrement dénudée, allongée sur le ventre, les pieds liés. De source proche de l'enquête et au regard de l'état du corps, il paraît probable qu'elle ait subi de sévices sexuels. Hier après-midi, Fabienne Bonnet, procureur adjoint du tribunal de Lorient, évoquait « des traces de strangulation et un câble électrique retrouvé autour du cou de la victime ».
Le parquet devrait convoquer une conférence de presse commune avec les services de la gendarmerie, aujourd'hui, pour donner les résultats de l'autopsie et préciser les circonstances du drame.