Pontivy. La serveuse est morte asphyxiée
Stéphanie Ropers, la jeune serveuse de Pontivy, retrouvée morte mercredi soir dans un fossé à Crédin, est décédée par asphyxie, à la suite d'une « probable strangulation », a révélé l'autopsie, pratiquée jeudi à Rennes.
L'autopsie, pratiquée jeudi après-midi à l'institut médico-légal de Rennes, a révélé que Stéphanie Ropers, la jeune serveuse du pub Le Tavistock, retrouvée morte mercredi soir dans un fossé de la commune de Crédin, est décédée par asphyxie.
Un câble
autour du cou
C'est ce qu'a indiqué, hier après-midi, Fabienne Bonnet, procureur adjoint au parquet de Lorient, à l'occasion d'une conférence de presse qui s'est déroulée au tribunal de grande instance.
« Cette asphyxie est le résultat probable d'une strangulation », a annoncé Fabienne Bonnet. « Le câble serré que l'on a retrouvé autour du cou, est probablement à l'origine de la strangulation. Des traces traumatiques relevées sur le visage peuvent être en lien avec des violences. Il n'y a pas de traces de violences ou sévices sexuels, mais des analyses sont en cours. À ce stade de l'enquête, on ne peut rien exclure », explique-t-elle avant de préciser : « Il n'y a pas de traces de traumatisme, au niveau sexuel, mais on ne peut pas affirmer qu'il n'y a pas eu de contacts sexuels ».
Reconstituer
son emploi du temps
Hier encore, plus de 150 gendarmes du groupement du Morbihan et de la section de recherche de Rennes étaient à l'oeuvre pour recueillir des éléments. « On essaye de reconstituer l'emploi du temps de la victime », a expliqué le procureur adjoint. « On enquête dans l'environnement du bar et du domicile de Stéphanie Ropers. Nous exploitons toutes les hypothèses et n'en privilégions aucune ». De nombreux témoins sont, en effet, entendus depuis jeudi, en particulier les clients habituels du bar. Les gendarmes cherchent à identifier les derniers clients du Tavistock, à l'heure de la fermeture mardi, heure à laquelle la jeune serveuse, âgée de 22 ans, a disparu.
Les bidons, la caisse
l'heure du décès... ?
À propos des bidons d'essence, retrouvés à proximité du corps de la victime, « on ne peut pas exclure, ni affirmer qu'il y a un lien avec l'affaire », a stipulé Fabienne Bonnet. « Toutes les pièces trouvées font partie des choses saisies, il n'y a pas forcément de rapport avec les faits », confiait le capitaine Rappailles, officier en charge de la communication. Et au sujet des vêtements de la victime ? « De nombreuses pièces ont été retrouvées, on a de quoi habiller plusieurs personnes, il s'agit maintenant de définir précisément la manière dont était vêtue la jeune femme ce soir-là et d'analyser tous ceux retrouvés », commentait-on du côté des enquêteurs.
Différents objets personnels de la jeune femme semblent également avoir été dérobés.
Sa voiture ? « Les prélèvements traditionnels ont été effectués ». La disparition du fonds de caisse du bar ? « On ne tire pas de conclusions ». L'heure du décès ? « Pas de précision sur l'heure de la mort ».
Des éléments peuvent-ils laisser entendre qu'une ou plusieurs personnes pourraient être impliquées ? « Il faut avancer davantage dans l'enquête pour le dire ». Le procureur adjoint n'en dira pas plus. Une cinquantaine de gendarmes seront encore mobilisés dans les jours qui viennent, pour retrouver le ou les meurtriers de la jeune serveuse.
D'ailleurs, hier soir, rue Nationale, à Pontivy, tous les clients des bars devaient se soumettre à un contrôle d'identité. Les gendarmes avaient stationné leurs véhicules devant les établissements du centre, et chaque client devait présenter ses papiers.