Patinage. De Brest aux J.O. de Vancouver
Avec Nathalie Péchalat, sa partenaire, il forme le duo en vogue de la danse sur glace. Il y a 17 ans, Fabian Bourzat faisait ses gammes à la patinoire de Brest. En 2010, il visera une médaille aux jeux Olympiques de Vancouver, au Canada.
Leurs noms ne vous disent sans doute pas grand-chose, leurs résultats se résument encore à quelques entrefilets. Pourtant, Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat pourraient bientôt détrôner le couple Delobel-Schoenfelder qui règne depuis quelques années sur la danse française.
« On ne se pose pas de questions. Si ça doit arriver, ça arrivera », répond Fabian qui côtoie tous les jours ses « rivaux » à l'entraînement, à Lyon. Dénominateur commun ? Muriel Zazoui-Boucher, l'ancien coach des champions olympiques Gwendal Peizerat et Marina Anissina. Une référence.
« Là où j'ai progressé »
Avant d'espérer un destin aussi doré, Fabian Bourzat (27 ans) n'oublie pas d'où il vient. De Brest, notamment, où il posa ses valises, en 1990, alors qu'il n'avait que 10 ans. « J'en garde un excellent souvenir. Toutes mes années de lycée, c'est à Brest, à Kerichen, que je les ai effectuées. Ça fait partie du cursus des patineurs de quitter très tôt leurs familles », se souvient-il, conscient que tout a vraiment commencé là-bas pour lui : « Brest a été un passage déterminant dans ma carrière. J'y ai passé huit ans. C'est là où j'ai vraiment débuté et progressé, là où j'ai commencé à me faire un nom dans la discipline. Je ne peux pas le renier ».
Pas plus que ses amis qu'il revoit au gré de ses déplacements : « Il y a quelques années, je suis revenu aux Masters de Brest, pour l'inauguration du Rinkla stadium. J'ai encore beaucoup d'amis dans la région ». Et une chorégraphe quimpéroise, Laurie May, qui lui a mis le pied à l'étrier avant sa rencontre avec Nathalie. Un duo aux débuts électriques. « Nous avons deux caractères forts. Il y a eu parfois quelques tensions mais nous avons appris à nous connaître. On veut aller au même endroit ensemble ».
Depuis, les deux ont rompu la glace et ça déménage ! Quand la plupart des danseurs optent pour le classique, eux font dans la musique électronique. « On est deux jeunes de notre temps. On n'a pas forcément envie de s'entraîner quatre heures par jour sur du classique... ». Résultat : une chorégraphie avec un thème décapant, la folie, et des tenues qui ne le sont pas moins, en forme de camisole !
Vancouver puis l'ostéopathie...
Un programme qui mènera le couple jusqu'aux J.O. de 2010, à Vancouver, au Canada : « On peut espérer une médaille. Je n'ai pas envie d'arrêter avant d'avoir atteint tout mon potentiel. Je veux juste savoir jusqu'à quel point je suis capable d'avancer avant de changer ».
Changer ? « Je fais des études d'ostéopathie. Les médecines douces sont en vogue et appréciées par les blessés ». Avec une jambe cassée, un poignet ouvert et un ménisque opéré, Fabian Bourzat sait de quoi il parle. Quelques cicatrices, pour la plupart récoltées à Brest. On y revient. Fabian Bourzat, pas assez à son goût : « J'aime Lyon mais la mer me manque énormément. Dès que je peux, je remonte ! ».